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Santé et sciences de la vie

Communiqués

9 décembre 2023

Le succès du projet de loi 15 passera par un changement dans les façons de faire du système de santé, selon la FCCQ

Montréal, le 9 décembre 2024 – La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) considère que l’adoption du projet de loi 15 créant l’agence Santé Québec constitue une occasion de briser enfin les silos du réseau de la santé afin de favoriser la mobilité interrégionale de main-d’œuvre et l’adoption de pratiques innovantes. La FCCQ demeure toutefois préoccupée par certains pouvoir octroyés à la nouvelle agence et au Vérificateur général qui mériteront d’être précisés et balisés, d’autant plus que le bâillon n’a pas permis d’étudier dans le détail certains articles et amendements.

« Les employeurs des différentes régions ont de quoi se réjouir avec l’arrivée annoncée de l’ancienneté-réseau. Enfin, ils pourront recruter à l’extérieur de leur région de la main-d’œuvre dont le conjoint ou la conjointe travaille dans le réseau de la santé, sans être bloqués par le fait que ceux-ci doivent renoncer à tous leurs privilèges liés à leur ancienneté. Ce changement doit arriver aussi rapidement que possible afin de favoriser le développement économique régional, au bénéfice des travailleuses et des travailleurs », a affirmé Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

Le succès de cette nouvelle réforme du système de santé passera par l’adoption de technologies innovantes et l’ouverture à différents modes de prestation de services, pour qu’elle soit davantage qu’un changement de structures. Les entreprises privées du secteur de la santé sont prêtes à contribuer davantage, toujours dans le cadre d’un régime public, afin d’offrir la flexibilité qui constitue l’un des objectifs du ministre de la Santé, Christian Dubé.

Certaines préoccupations demeurent

La FCCQ réitère tout de même certaines préoccupations qui devront faire l’objet de précisions pour éviter que la modernisation du réseau de la santé ne soit entravée par certains éléments qui demeurent problématiques.

« L’ingérence annoncée du Vérificateur général dans les livres des entreprises québécoises du secteur de la santé n’entraînerait rien d’autre que l’ajout d’une ixième couche de reddition de comptes dans un secteur déjà très réglementé. Est-ce que le gouvernement en connaît plus que le privé en matière de performance? », s’est interrogé M. Milliard.

« Certains nouveaux pouvoirs conférés à Santé Québec concernant les établissements privés et les centres médicaux spécialisés devront aussi être précisés par règlement pour que l’environnement d’affaires demeure prévisible et permette de bénéficier de l’efficacité du secteur privé. Cela fera partie des enjeux auxquels devra s’attarder la personne qui sera nommée à la tête de cette nouvelle agence », a conclu M. Milliard.

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