Communiqués
13 mars 2026
Communiqués
13 mars 2026
« Nous demandons au gouvernement fédéral d’agir depuis les restrictions au PTET imposées unilatéralement à l’automne 2024. L’annonce d’aujourd’hui arrive très tard et est limitée dans son ampleur, mais elle témoigne d’une prise de conscience qui est bienvenue. En revanche, ce que dont les entreprises et les travailleurs ont besoin, c’est de la prévisibilité, et un sursis d’une année seulement ne leur offre pas cela. Dans un an, on va revivre la même crise: tous les travailleurs non sélectionnés au PSTQ feront face à la même échéance qu’aujourd’hui. En excluant des assouplissements au PTET la plupart des grandes villes du Québec, on fragilise encore plus les entreprises qui s’y trouvent », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
La FCCQ réitère que, pour régler le problème de fond, il est nécessaire pour le gouvernement fédéral de prolonger les permis de tous les travailleurs étrangers actuellement en emploi au Québec tant et aussi longtemps qu’ils seront nécessaires pour nos entreprises. Le Québec fait face à 1,3 millions de postes qui vont devenir vacants en 10 ans, nous avons besoin des travailleurs étrangers pour les combler et permettre à nos entreprises de réaliser leurs projets de développement.
Le gouvernement du Québec, de son côté, doit hausser les seuils d’immigration permanente et revenir à un programme d’immigration prévisible comme l’était le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
La prolongation des permis de travail par le fédéral est une demande de la FCCQ qui correspond à un besoin criant de la part des entreprises. Limiter cette prolongation aux seuls travailleurs admissibles au nouveau PSTQ, dont les règles sont à la fois variables et restrictives, et ce pour une seule année, réduit considérablement la portée de ce gain.
Les assouplissements au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) annoncés aujourd’hui, soit la possibilité pour les entreprises de retenir leur nombre actuel de travailleurs étrangers temporaires et d’en augmenter le pourcentage de 10 à 15 %, exclut les régions métropolitaines du Grand Montréal, de Québec-Lévis, de Gatineau, de Sherbrooke, de Trois-Rivières, de Saguenay et de Drummondville. Ensemble, elles regroupent près des ¾ de la population et des emplois du Québec. Les entreprises qui se trouvent dans ces régions seront donc pénalisées et continueront de perdre leurs travailleurs étrangers temporaires simplement en raison de la municipalité où elles opèrent.
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