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18 février 2022

Mobiliser les acteurs du marché de l’emploi pour le Chantier des compétences

Les changements démographiques et les mutations de notre marché du travail forcent les gouvernements, entreprises et travailleurs à adopter de nouvelles approches. Cette situation, largement documentée, est actuellement considérée comme étant le principal obstacle au développement économique du Québec pour les prochaines années.

Les changements démographiques et les mutations de notre marché du travail forcent les gouvernements, entreprises et travailleurs à adopter de nouvelles approches. Cette situation, largement documentée, est actuellement considérée comme étant le principal obstacle au développement économique du Québec pour les prochaines années.

Ce marché du travail en pleine transformation se caractérise par une plus grande mobilité de la main-d’œuvre et un besoin récurrent d’adapter les compétences disponibles au Québec à des métiers qui nécessiteront à la fois des travailleurs plus spécialisés, mais également plus versatiles.

Devant cette situation, la FCCQ fait le constat que le Québec doit mettre en place une stratégie ambitieuse de gestion du changement quant au développement et la gestion de la main-d’œuvre.

La FCCQ propose la mise en place du « Chantier des compétences »

Ce dernier comporterait les huit éléments clés suivants :

1

Adopter rapidement une taxonomie des compétences commune pour l’ensemble des intervenants du marché du travail québécois (Éducation, employeurs, organismes d’employabilité, syndicats).

2

Soutenir les entreprises dans l’identification des besoins de main-d’œuvre et de compétences en fonction de la taxonomie des compétences déterminées préalablement, notamment par une analyse des postes par compétences plutôt que par tâches.

3

De façon concomitante, soutenir la réalisation de bilans de compétences de la main-d’œuvre en priorisant dans un premier temps les travailleurs à risques et la main-d’œuvre en situation de chômage en utilisant la taxonomie des compétences déterminée et en utilisant notamment tous les outils de reconnaissance des acquis et des compétences.

4

Déployer, au sein du gouvernement, la banque d’information sur les compétences, regroupant à la fois les besoins des employeurs et les compétences acquises par les travailleurs et identifiées par les exercices de bilans de compétences.

5

Faire l’appariement entre les compétences requises pour les postes disponibles ou qui seront créés et les compétences acquises par les travailleurs et identifier les déficits de compétences potentiels.

6

Si nécessaire, identifier le cheminement optimal de formation du travailleur en fonction des compétences à acquérir pour occuper le métier identifié en prenant en compte le profil spécifique du travailleur et ainsi privilégier des formations courtes, mais ciblées. Prioriser notamment le développement des compétences de base en littératie, numératie et littératie numérique qui permettront de développer une capacité d’adaptation rapide aux prochains changements.

7

Favoriser un retour en emploi rapide en privilégiant la formation continue en cours d’emploi comme moyen privilégié de compléter une éventuelle certification ou diplomation.

8

Poursuivre la réalisation des bilans de compétence pour un maximum de travailleurs, même ceux en emploi, afin d’alimenter la banque d’information sur les compétences et ainsi favoriser le développement professionnel des Québécois, mais également mieux développer nos politiques publiques.

Télécharger le schéma offrant une vue d’ensemble de la proposition de la FCCQ en cliquant ici.

L’identification des besoins de compétences des entreprises, l’aide à l’exécution, le langage commun et le cheminement optimal (passerelles vers l’emploi) en sont des éléments clés.Il apparait nécessaire de rétablir cet équilibre entre les organisations et la main-d’œuvre pour assurer la vitalité et la pérennité de l’activité économique. Identifier les besoins de compétences des entreprises, ajuster l’offre de formation et définir un langage commun sont de grands enjeux auxquels il faut répondre rapidement. Le Québec doit s’entourer de l’ensemble des acteurs du marché de l’emploi et l’enseignement afin de mettre en place une stratégie ambitieuse offrant des solutions durables et adaptées aux besoins actuels et futurs du marché de l’emploi.

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