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5 août 2021

Les services de garde à l’enfance : un outil économique indispensable pour nos entreprises

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) tient à saluer la nouvelle entente annoncée aujourd’hui qui permettra un transfert fédéral de près de 6 milliards de dollars sur cinq ans au Québec et qui servira notamment à compléter le développement du réseau de services de garde éducatifs à l’enfance. Cette annonce des premiers ministres du Canada, Justin Trudeau, et du Québec, François Legault, démontre l’importance de permettre aux parents de prendre pleinement part au marché de l’emploi, un enjeu révélé dans un sondage réalisé par la FCCQ plus tôt cette année.

Un plan d’action qui doit prendre en compte l’impact sur les entreprises

Le déficit de places dans les garderies, estimé à 51 063 enfants le printemps dernier par le ministre de la Famille Mathieu Lacombe, entraîne des répercussions importantes pour les parents, mais également pour les entreprises québécoises de toutes les régions qui sont déjà confrontées à une pénurie de main-d’œuvre. À la suite de deux coups de sonde réalisée par la FCCQ au cours des derniers mois, plus de 85 % des répondants ont affirmé que l’absence de places en garderies a des effets négatifs tangibles sur leurs compagnies, dont la rétention et l’attraction de travailleurs ainsi que des retards dans le développement de projet et d’attraction de nouveaux capitaux. Considérant que l’accessibilité aux garderies constitue un élément d’inquiétude pour les acteurs économiques, il est essentiel d’impliquer des représentants patronaux dans l’élaboration de solutions à la pénurie de place en services de garde.

« Actuellement, le ministre ainsi que le ministère de la Famille procèdent à des rencontres avec les différents intervenants afin de déterminer les besoins d’offres dans les différentes régions du Québec. Afin de ne pas oublier l’impact économique du réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, nous réaffirmons qu’il est essentiel que les chambres de commerce locales soient consultées pour obtenir un portrait juste et précis des besoins », a souligné Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

Des délais gouvernementaux trop longs pour la création de place en service de garde

Actuellement évalués à 36 mois, les délais pour les constructions de service de garde demeurent beaucoup trop longs. Bien que le gouvernement prévoie une réduction de ces analyses afin d’atteindre une période de 24 mois, les délais demeurent beaucoup trop importants et ne permettront pas de résorber le déficit de places de manière succincte. À cela, il faut ajouter un délai supplémentaire de 12 mois pour l’acceptation du projet en amont de la construction. Cela signifie que les délais prévus par le gouvernement sont de trois ans à compter de la présentation du projet jusqu’à l’ouverture des installations.

« Afin de résorber rapidement la crise que représente le manque de place en garderie, nous croyons que le gouvernement devra revoir l’ensemble des autorisations nécessaires pour la construction des installations et que celles-ci ne devraient pas dépasser 18 mois. Cela permettrait de limiter le fardeau bureaucratique et ultimement, d’accélérer l’accessibilité aux garderies», a conclu M. Milliard.

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