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Main-d'œuvre et immigration

Communiqués

7 juin 2024

La FCCQ appelle au pragmatisme quant à l’immigration temporaire

Montréal, le 7 juin 2024 - La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), tient à souligner l'importance de bâtir un écosystème fort afin de favoriser l'intégration en emploi des demandeurs d'asile. En 2023, 65 000 demandeurs d'asile sont entrés au Québec et rien n'indique que ce nombre diminuera au cours des prochaines années. Dans le cadre de la rencontre prévue entre les premiers ministres François Legault et Justin Trudeau, nous appelons les gouvernements à faire preuve de pragmatisme dans l'évaluation de la situation. Une meilleure répartition des demandeurs d'asile à travers le Canada est évidemment souhaitable, mais ne répondra pas à l'ensemble des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Faciliter l’entrée sur le marché du travail des demandeurs d’asile.

En moyenne, il faut 52 jours à un demandeur d’asile afin d’obtenir un permis de travail, mais 11 mois avant de trouver un emploi. Ces derniers sont confrontés à divers obstacles en raison des enjeux de reconnaissance de leurs compétences et leur absence de réseau leur permettant de connaître les opportunités de travail en région. Ces défis démontrent la nécessité d’accompagnement afin de faciliter leur insertion professionnelle. Cette aide n’est pas seulement cruciale pour les migrants, mais également pour les employeurs qui souhaiteraient les recruter, mais qui n’ont que peu de moyens pour les rejoindre.

« Les demandeurs d’asile apportent avec eux une diversité de compétences, d’expériences et de perspectives qui peuvent enrichir les entreprises québécoises. Cependant, la majorité des employeurs ne peuvent se substituer à l’expertise des organismes spécialisés afin de préparer ces travailleurs aux particularités du marché du travail québécois. C’est pour ces raisons que nous demandons aux gouvernements de faciliter à la fois le maillage, mais également l’accompagnement des milieux de travail afin d’offrir toutes les chances de succès aux demandeurs d’asile et ainsi de les faire contribuer à notre économie » affirme Alexandre Gagnon, vice-président, Travail et Capital humain de la FCCQ.

Le nombre adéquat de travailleurs étrangers temporaires

Le débat quant au nombre d’immigrants temporaires a été soulevé en amont à la rencontre de lundi. Plusieurs craignent que la venue d’un nombre considérable d’immigrants temporaire vienne déséquilibrer notre marché du travail et nuise à la recherche d’emploi des travailleurs québécois. Cette crainte est légitime, mais ne repose pour le moment sur aucune donnée économique. Depuis longtemps, les économistes du gouvernement du Québec effectuent leurs prévisions quant au marché du travail avec la prémisse que 22 % des emplois doivent être comblés par des travailleurs issus de l’immigration. En 2023, c’est seulement 18,9 % des emplois qui étaient occupés par des immigrants. En ajoutant les 167 435 détenteurs de permis de travail issus du Programme des travailleurs étrangers temporaires et du Programme de mobilité internationale, c’est donc 22,6 % des emplois au Québec qui étaient comblés par des travailleurs provenant de l’immigration.

« Force est de constater que le compte est bon et que les travailleurs issus de l’immigration, dont les travailleurs étrangers temporaires, répondent à un réel besoin de notre marché du travail. Dans la légitime analyse des enjeux sociaux engendrés en partie par l’augmentation de l’immigration, il ne faut pas nuire à la capacité des entreprises à se développer et parfois même simplement éviter la fermeture » soutient Alexandre Gagnon.

Nous appelons les gouvernements à éviter les décisions intempestives et à tendre l’oreille aux réflexions qui leur seront soumises au cours des prochains mois par la société civile.

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