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Francophonie et francisation

Lettres ouvertes

27 avril 2023

Une langue singulière à conjuguer au pluriel

Après avoir été trop longtemps collectivement sur la défensive lorsqu’il est question du fait français au Québec, il est temps de passer à l’offensive en faisant valoir haut et fort les bénéfices que les entreprises peuvent en tirer. Outre son importance dans l’économie mondiale, le fait français concerne 16,5 % du PIB mondial. Alors que 20 % du commerce de marchandises se fait en français, il est aussi un vecteur de diversité culturelle fécond pour les entreprises, qui gagneraient à l’utiliser davantage.

Il est important de multiplier les occasions de mettre en avant le fait français et d’en faire un outil de séduction à part entière. D’ailleurs, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) organise aujourd’hui même, le 27 avril, une conférence à la prestigieuse Université Harvard intitulée La francophonie comme moteur de croissance pour les Amériques.

Le lieu n’est pas anodin : cette université est sans nul doute l’un des pôles de connaissance et d’innovation les plus importants dans le monde. Mieux encore, le tout se déroulera en français. Voilà une occasion inouïe d’expliquer à un auditoire composé d’étudiants, de chercheurs et de diplomates invités combien le français est un vecteur de croissance économique important non seulement pour le Québec, mais aussi pour l’Amérique du Nord.

Pour en tirer le meilleur parti, le Québec a toutefois besoin d’alliés de l’intérieur. Je salue ici l’audace de Claire-Marie Brisson, professeure franco-américaine aux racines québécoises qui, l’automne dernier, a offert le premier cours d’études francophones dans cette prestigieuse université anglophone.

Rien n’est gagné, bien sûr. Sur le front canadien, il importe en effet de soulever les différents problèmes rencontrés par les communautés francophones, où la dynamique va dans le sens inverse de ce que nous observons à l’international. Alors que l’usage du français comme première langue parlée au Canada serait passé de 22,2 % en 2016 à 21,4 % en 2021, plusieurs communautés au pays peinent à accéder aux services publics essentiels dans la langue de Molière et de Tremblay.

Cela affecte les entreprises provenant des communautés francophones et travaillant dans leur sein, qui voient leur dynamisme et leur croissance s’affaiblir. Il est donc important d’accentuer nos efforts et nos initiatives afin de faire connaître les atouts de la langue française. Par exemple, grâce au Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, la FCCQ travaille à l’intégration d’un volet francophone à plusieurs événements traditionnellement donnés exclusivement en anglais au Canada : le Smart Energy Event 2023 à Halifax, la Canadian Mining Expo à Timmins, et un autre en marge de la Collision Tech Conference à Toronto.

Énergies renouvelables, ressources naturelles, technologies de pointe, il s’agit d’une multitude de secteurs stratégiques et innovants dans lesquels la langue française doit pouvoir prendre sa juste place. En début d’année, la FCCQ a participé à la création de l’Alliance de la francophonie économique canadienne (AFEC) visant à défendre les intérêts et à favoriser le développement des entreprises membres des chambres de commerce ou des associations de gens d’affaires francophones à travers le Canada. Cette alliance interprovinciale nous permettra de nous doter d’une vision commune, de développer un espace de relations économiques privilégié pour les entreprises et d’accroître les échanges commerciaux.

C’est également dans cette optique qu’en 2019 la FCCQ a créé, en collaboration avec des organismes francophones et le soutien des gouvernements provinciaux, le Prix en innovation et en commercialisation Québec–Nouveau-Brunswick ainsi que le Prix du commerce Ontario-Québec en francophonie en 2021.

Avec l’appui de ses élus, la FCCQ réitère que c’est en créant ces conditions favorables à l’échange, à la coopération, à la promotion et au maillage avec d’autres marchés que nous pourrons jouer un rôle central dans la protection de cette langue qui nous est si chère.

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