Finances et économie

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28 avril 2026

Une mise à jour budgétaire qui ne répond ni aux nouveaux tarifs américains, ni à la pénurie de main-d’œuvre, déplore la FCCQ

Montréal, le 28 avril 2026 – La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) déplore l’absence de mesures de soutien aux entreprises qui subissent les nouveaux tarifs douaniers américains dans la mise à jour budgétaire fédérale dévoilée aujourd’hui par le ministre des Finances, François-Philippe Champagne. Les entreprises visées ont besoin de prévisibilité pour prendre leurs décisions d’affaires, elles ne peuvent pas attendre au prochain budget à l’automne.

« Depuis le 6 avril, nos entreprises manufacturières sont frappées par de nouveaux tarifs qui s’appliquent maintenant sur la valeur totale des produits qu’elles exportent, pas seulement sur l’acier ou l’aluminium. Elles ont donc perdu la protection que leur donnait l’ACEUM. Dans bien des cas, c’est une menace à leur survie. Nous nous attendions à des mesures de soutien dès cette mise à jour budgétaire, c’est donc une grande déception aujourd’hui », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

La FCCQ demandait le rétablissement immédiat des compensations aux entreprises canadiennes sur les contre‑tarifs applicables aux importations d’acier et d’aluminium en provenance des États‑Unis, et la relance de l’Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT), cruciale pour nos PME dans le contexte actuel.

Le gouvernement a perçu 10,1 milliards de dollars des droits de douane, incluant les contre-tarifs, en 2025-2026, mais la mise à jour budgétaire confirme qu’à peine la moitié a été redistribuée en aides aux entreprises touchées, soit 5,7 milliards. Les sommes restantes auraient donc pu servir à soutenir nos exportateurs qui sont mis à mal actuellement.

Main-d’œuvre étrangère : une occasion ratée

La FCCQ s’étonne de voir que le gouvernement fédéral souhaite consacrer 6 milliards de dollars pour le recrutement de nouveaux travailleurs. Le Québec a déjà un taux de chômage bas et fait face à une pénurie de main-d’œuvre qui est là pour rester. Les entreprises affichent des postes, mais aucun travailleur local ne postule. La solution plus économique est de conserver les travailleurs étrangers qui occupent déjà des emplois au Québec et de retirer les restrictions qui ont été imposées tant par Ottawa que par Québec depuis quelques années.

Réduction des délais d’approbations et Fonds pour un Canada fort : deux points positifs

La FCCQ salue la mise en place d’un processus d’approbation accéléré, passant de 180 jours à 90 jours, de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour l’accès aux crédits d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE). La réduction des délais bureaucratiques est un levier important que contrôle le gouvernement afin d’augmenter la compétitivité.

La création du Fonds pour un Canada fort, le premier fonds souverain du Canada, est également une mesure positive afin d’augmenter les investissements dans les projets d’infrastructures, énergétiques et miniers, notamment.

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