Communiqués
18 mars 2026
Communiqués
18 mars 2026

« L’ajout de sommes d’argent dans différents programmes ciblés ne va ni alléger le fardeau fiscal trop élevé de nos entreprises, ni réduire la complexité bureaucratique pour avoir accès à ces sommes. Les entreprises sont conscientes de l’état précaire des finances publiques. Leur attente est que l’État en fasse moins et leur laisse la marge de manœuvre nécessaire pour investir et augmenter leur compétitivité. Une baisse du taux d’impôt serait beaucoup plus structurante, c’est donc un rendez-vous raté », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
La FCCQ souligne que la plupart des mesures présentées dans le budget présenté par le ministre des Finances, Éric Girard, n’auront que peu ou pas d’impact sur la stimulation de l’investissement privé.
Parmi ces mesures ciblées, certains gains sont tout de même à souligner pour des secteurs qui font face à des crises majeures, notamment :
L’ajout de 1 G$ pour appuyer des projets liés aux minéraux critiques et stratégiques, cruciale pour l’industrie de la défense et pour le secteur énergétique, mérite aussi d’être souligné. Un autre ajout de 1 G$ pour favoriser le repreneuriat est bienvenu, mais les critères excluent d’emblée de nombreuses PME.
Les investissements publics dans les infrastructures sont des leviers importants pour le développement économique régional, la mobilité de la main-d’œuvre et l’accès à de nouveaux marchés. La FCCQ accueille donc positivement l’ajout de 3 G$ supplémentaires dans le PQI, dont la grande majorité (71 %) ira à la rénovation de structures existantes.
« Les entreprises constatent depuis quelques années que, même quand des projets disposent du financement public nécessaire dans le PQI, le gouvernement ne les démarre pas ou les arrête en cours de route. Les entreprises ont besoin de prévisibilité, pas d’un stop and go continuel, afin de planifier leurs besoins de main-d’œuvre, de machinerie et de matériaux. Le PQI est un levier de développement économique régional important », a déclaré Véronique Proulx.
La révision à la baisse du déficit de l’année qui se termine et du déficit projeté pour l’année à venir sont de bonnes nouvelles, mais la trajectoire de retour à l’équilibre demeure incertaine. Des réductions de dépenses ou des hausses de revenus demeurent à identifier pour les années suivantes afin d’atteindre l’équilibre d’ici 2030. Cela renforce la nécessité de stimuler davantage l’investissement afin de faire croitre l’économie, notamment en réduisant le fardeau fiscal des entreprises.
Le plan budgétaire indique clairement que, face au vieillissement de la population et à la réduction de l’immigration, « certains secteurs pourraient connaître des pénuries de main-d’œuvre, ce qui rendrait le recrutement plus difficile et pourrait exercer des pressions sur les salaires ». Cela confirme les difficultés vécues par les entreprises de toutes les régions du Québec qui ne parviennent pas à trouver de la main-d’œuvre. La hausse des seuils d’immigration permanente, le maintien du nombre de travailleurs étrangers temporaires et le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) sont nécessaires.
La FCCQ souligne la volonté claire de la présidente du conseil du Trésor, France-Élaine Duranceau, de déposer prochainement une nouvelle stratégie gouvernementale des marchés publics qui serait plus ambitieuse. Le Québec ne s’approvisionne en biens auprès de contractants québécois qu’à hauteur de 46 % en moyenne depuis dix ans, une part en stagnation (47% en 2024-2025) et qui ne réfère qu’à la présence en sol québécois des entreprises, plutôt qu’au réel contenu local des produits.
Partager