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Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le lundi 20 juillet 2015

Lettre ouverte de Stéphane Forget, Vice-président, Stratégie et affaires économiques de la Fédération des chambres de commerce du Québec


Partenariat Transpacifique : une occasion renouvelée d’accroître notre richesse collective

L’économie du Québec est ouverte sur le monde. Les exportations québécoises affichent une valeur de plus de 19 milliards de dollars. En tenant compte de l’importance de celles-ci, notre économie est considérée plus ouverte que celle de plusieurs pays développés. Pour la FCCQ, les gains pour nos entreprises reliées à un meilleur accès aux marchés extérieurs dépassent les pertes reliées à l’ouverture du marché domestique aux biens et services étrangers. Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons toujours appuyé les négociations qui ont mené à des accords de libre-échange. Lorsqu’on y réfléchit, on réalise que le plus grand marché de consommateurs se trouve à l’extérieur de nos propres frontières.

L’économie mondiale connaît des transformations de plus en plus profondes qui ont des répercussions significatives sur notre économie. Depuis l’abolition d’un grand nombre de tarifs douaniers et l’explosion des moyens de communication, les entreprises québécoises doivent demeurer compétitives, consolider leurs marchés d’exportations et s’ouvrir à d’autres, notamment aux pays émergents. Pour assurer notre la création de richesse, nous devons faire face à la conjoncture et aux changements qui affectent les courants économiques mondiaux.

La négociation du Partenariat Transpacifique (PTP) représente une occasion renouvelée de développement pour le Québec et le Canada. Cet accord, s’il est conclu, constituera un meilleur accès aux marchés extérieurs pour nos entreprises et de nouvelles opportunités de croissance pour celles-ci.  Nous entrevoyons la libéralisation du commerce avec les pays du Pacifique avec le même optimisme que nous avons pour les pays membres de l’Union européenne.

Toute négociation donne parfois lieu à des gains et à des concessions. Dans la négociation, le gouvernement pourrait devoir acquiescer à certaines demandes de nos partenaires commerciaux afin d’obtenir, en contrepartie, les accès qui permettront à nos entreprises de développer de nouveaux marchés, de diversifier ses clientèles bref, de croître.

Toutefois, la FCCQ appuie la demande du gouvernement du Québec et la volonté du gouvernement fédéral de maintenir la gestion de l’offre dans les secteurs agricoles visés par la négociation.  La gestion de l’offre est très importante pour le secteur agroalimentaire québécois. Ce dernier donne de l’emploi à 92 000 personnes, avec des retombées tangibles sur la vitalité des communautés rurales, et ce, dans toutes les régions du Québec.  Quant aux retombées fiscales du secteur, elles dépassent les 8 milliards de dollars du PIB de la province.

Nous devons nous rappeler l’expérience canadienne positive que nous avons su développer depuis plus de vingt ans en matière d’accords économiques bilatéraux. La négociation du Partenariat Transpacifique représente une occasion importante de développement pour le Canada. Son adhésion doit se faire dans le meilleur intérêt de toutes les parties prenantes, et ce, pour toutes les régions à travers le pays.
Pour la FCCQ, appuyer le Partenariat Transpacifique c’est prendre partie pour la croissance, et ce, dans l’intérêt de l’accroissement de notre richesse collective.

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