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Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le mardi 17 mars 2015

Lettre ouverte de Mme Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cosignée avec le Conseil de l’industrie forestière du Québec, le Conseil du patronat et la Fédération québécoise des municipalités

 

Miser sur nos industries - « Les forêts du Québec », ressource d’avenir

Le ministre des Finances présentera prochainement un budget qui devrait ramener le Québec en situation d’équilibre budgétaire. Nous souscrivons pleinement à cet objectif qui vise à arrêter l’endettement des générations futures.

Le gouvernement contrôle ses dépenses, c’est un pas. Pour atteindre la prospérité, il faut aussi augmenter les revenus.

La forêt : au cœur de la solution
Les Québécois sont attachés au développement durable. Nous devons cependant garder à l’esprit que ce concept prône un équilibre entre les enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Il est tout à fait compatible avec la croissance de nos entreprises et la transformation responsable de nos forêts.

Les pratiques de l’industrie forestière sont encadrées par des lois et règlements reconnus par une étude de l’université Yale comme étant parmi les plus sévères au monde. Avec ses 61 500 emplois directs, 15,7 milliards en chiffre d’affaires par année, le secteur forestier fait vivre 250 municipalités en région et contribue au dynamisme de la métropole, où les sièges sociaux des entreprises forestières effectuent des dépenses annuelles de 200 millions de dollars. De plus, en tant qu’un des principaux exportateurs, le secteur forestier permet de réinjecter 8 milliards de dollars annuellement dans l’économie du Québec.

Renouveler notre regard sur le secteur forestier
Contrairement à la croyance véhiculée, le potentiel de production soutenable de nos forêts est sous-utilisé.  Le Forestier en chef du Québec a évalué à plus de 50 millions de m3 (l’équivalent de deux ans de récolte) le volume de bois autorisé qui n’a pas été récolté durant entre 2008 et 2013. Or, chaque m3 de bois récolté procure 60 $ de revenus à l’État, c’est de l’argent qui dort à une époque où, partout dans le monde, on redécouvre les propriétés écologiques du bois et son apport essentiel à la lutte contre les changements climatiques

D’ailleurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) reconnaît que « les stratégies d’aménagement durable des forêts, dont le but est de maintenir ou d’augmenter les stocks de carbone forestiers, tout en produisant un rendement annuel soutenu de bois, de fibre ou d’énergie de la forêt, est l’option qui générera à long terme les plus grands bénéfices d’atténuation. » (GIEC, 2007, Quatrième rapport d’évaluation. Rapport du groupe de travail III Atténuation des changements climatiques, chapitre 9, p. 549)

Il est temps de renouveler notre regard sur le secteur forestier québécois qui voit enfin son ciel s’éclaircir avec le raffermissement de la reprise américaine. Le développement responsable de notre forêt est synonyme de retombées sociales et économiques importantes pour tout le Québec.

La forêt est une de nos richesses collectives et renouvelables : soyons-en fiers!

André Tremblay, LLB                                            
Président-directeur général                                
Conseil de l’industrie forestière du Québec    

Françoise Bertrand,  O.C., C.Q
Présidente-directrice générale
Fédération des chambres de commerce du Québec

Yves-Thomas Dorval
Président-directeur général du Conseil du patronat du Québec

Richard Lehoux,
Président
Fédération québécoise des municipalités

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