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Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le lundi 23 février 2015

Lettre ouverte de Mme Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec


Cimenterie Port-Daniel-Gascons : se donner les moyens de s’enrichir collectivement

Dans le contexte économique actuel, la décision du gouvernement d’assujettir le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons à un seul régime d’autorisation, celui prévu par la Loi sur la qualité de l’environnement, mérite d’être saluée. 

Non seulement les travaux de construction vont déjà bon train, mais Québec, qui a investi près de 500 millions dans le projet, doit faire en sorte que celui-ci puisse aller de l’avant sans entrave.

Si le gouvernement décide de prendre la voie de l’économie, il doit conséquemment prendre les moyens pour faire en sorte que les projets structurants pour le Québec, ceux qui créent des emplois, en régions comme dans les grands centres, puissent progresser.

Certains accuseront le gouvernement d’avoir court-circuité le mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans ce dossier.  Il est important de rappeler que plus tôt, Ciment McInnis s’est entendue avec deux groupes écologistes qui exigeaient un examen du BAPE, ce qui laisse la cimenterie Lafarge  seule dans la poursuite contre Québec et Ciment McInnis.  Le gouvernement a choisi de sécuriser le projet, plutôt que de soumettre ce dernier à un long processus judiciaire avec des entreprises concurrentes. Il n’y a qu’à entendre le soupir de soulagement dans la région de la Gaspésie pour comprendre que c’était la meilleure décision à prendre. En 2016, comme prévu, la cimenterie entrera en fonction et créera 400 emplois permanents et bien rémunérés. 

D’autres y verront une tentative d’affaiblissement du BAPE.  Il ne s’agit pas de cela. Le ministre de l’Environnement a rappelé que les certificats d’autorisation émis respectent les plus hauts standards environnementaux.

La FCCQ a toujours affirmé que les analyses du BAPE sont orientées sur l’impact environnemental des projets, et elle accepte pleinement ce fait.  Dans ce mandat, le rôle du BAPE est important et ses rapports trouvent un fort écho dans l’opinion publique. L’organisme est cependant mal outillé pour évaluer efficacement chacun des trois piliers du développement durable. Si, en matière environnementale et sociale, son expertise est démontrée, celle-ci lui fait cruellement défaut lorsque vient le temps de s’exprimer sur la dimension économique des projets.  Les retombées et conséquences économiques associées aux grands projets sont évacuées du débat, alors qu’elles sont fondamentales. La population et le gouvernement doivent avoir accès à cette information cruciale dans le débat public.

Dans cet esprit, le gouvernement doit agir de façon responsable et accompagner les grands projets.  Il a assumé ce rôle déterminant dans le dossier de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons, en prenant une décision qui va dans le sens du développement durable.  Nous l’encourageons à poursuivre dans cette voie.

Le Québec a besoin de toutes les initiatives pour soutenir la vitalité et le développement économique. Les projets structurants, créateurs d’emplois et de richesse, des projets qui soutiennent à la fois l’économie et l’environnement, sont les seuls qui puissent assurer la pérennité de la qualité de vie des Québécois.

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