Accueil | English | Nous contacter
Fédération des chambres de commerce du Québec
Nos sites :
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011
Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le jeudi 10 mars 2011

Lettre ouverte

 

La priorité à l’éducation passe par une juste contribution de tous et par une répartition équitable du financement

Dans le discours inaugural qu’il a présenté  le 22 février dernier, le premier ministre du Québec a réitéré la priorité accordée à l’éducation. Nous nous en réjouissons.

Ce message s’adresse à toute la société québécoise. C’est l’ensemble des acteurs sociaux et économiques qui doit être mis à contribution pour relever le défi d’une éducation de qualité.

Or, cet objectif ambitieux ne pourra pas être atteint si nos universités n’ont pas les ressources suffisantes pour s’acquitter correctement de leur mission d’enseignement et de recherche. Au Québec, il y a un large consensus voulant que les universités souffrent d’un sous-financement qui représente autour de 500 millions de dollars par année.

Les principales associations représentant les entreprises du Québec interpellent le gouvernement, à ce moment critique de la préparation du budget 2011-2012,  au sujet du financement universitaire. Ce budget doit apporter des preuves tangibles que le gouvernement accorde la priorité à l’éducation et qu’il se soucie en particulier de la qualité de l’enseignement universitaire.

Lors des consultations publiques de l’automne dernier,  nous avons démontré que, par rapport aux autres provinces :

  • la contribution du gouvernement du Québec au financement des universités est plus élevée que celle des autres provinces;
  • les entreprises québécoises participent à des projets conjoints de recherche avec les universités dans une proportion comparable à celles des autres entreprises canadiennes. Elles fournissent également des sommes considérables en subventions de recherche. En 2008-2009, les contributions des entreprises aux fonds de recherche subventionnée représentaient 11 % au Québec contre 8,7 % au Canada. Cela sans compter toutes les sommes investies en formation permanente;
  • les étudiants québécois contribuent beaucoup moins au financement de leurs études que dans les autres provinces canadiennes.

En effet, ailleurs au Canada, les droits de scolarité comptent pour 25 % des recettes totales des universités. Au Québec, cette part des étudiants ne représente que 12,7 %.
Les droits de scolarité sont en moyenne de 2 415 $ au Québec, comparativement à 5 138 $  ailleurs au Canada. Et pourtant, la participation aux études universitaires n’est pas plus élevée au Québec que dans les autres provinces.

Nous pressons donc le gouvernement d’indiquer dans le prochain discours sur le budget son intention de relever les droits de scolarité dans les universités québécoises afin qu’ils atteignent la moyenne des droits applicables au Canada et ce, d’ici trois à cinq ans. Comme la Conférence des recteurs, nous enjoignons le gouvernement à maintenir son niveau actuel d’investissement dans l’enseignement supérieur et, en plus, à adapter le programme d’aide financière aux étudiants afin que les étudiants provenant de famille à faible revenu préservent la même accessibilité aux études universitaires.

Françoise Bertrand
Fédération des chambres de commerce du Québec

Yves Thomas Dorval
Conseil du patronat du Québec

Martine Hébert
Fédération canadienne des entreprises indépendantes

Michel Leblanc
Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Version PDF


Grands dossiers