Accueil | English | Nous contacter
Fédération des chambres de commerce du Québec
Nos sites :
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011
Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le mercredi 27 avril 2011

Lettre ouverte de Mme Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec


Lettre ouverte sur l’hébergement clandestin

Il faut mettre de l’ordre dans l’hébergement touristique

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) considère qu’il est important de lever le voile sur l’industrie de l’hébergement clandestin au Québec. Agissant de concert avec les chambres touchées par cette problématique, nous souhaitons sensibiliser la population à cette situation devenue intenable pour l’industrie de l’hébergement de plusieurs régions.

La démarche a pour but de sensibiliser le gouvernement du Québec afin qu’il  ramène cette offre en hébergement dans la légalité tout en s’assurant que ces personnes et ces entreprises participent à l’effort du développement touristique.

De plus en plus d’individus s’aventurent à offrir des services en hébergement de toutes sortes, sans au préalable avoir obtenu les permis nécessaires. Trop souvent, ces services clandestins ne sont assujettis à aucun contrôle de la qualité incluant la propreté, la salubrité et la sécurité exigées par le ministère du Tourisme. Rappelons que toute entreprise légalement reconnue par le gouvernement doit obligatoirement afficher son panonceau du ministère bien à la vue du public. En contrepartie, il faut que le ministère s’assure que les processus d’accréditations soient rapides, connus, simples et accessibles.

Les utilisateurs de services clandestins s’exposent en plus à de très sérieux problèmes en cas de réclamation d’assurance, car les propriétaires ne possèdent généralement aucune assurance protégeant les utilisateurs des lieux.

Rappelons que, à moins d’exception, toute location d’un immeuble, d’un chalet, d’une chambre, d’un studio ou de toute autre forme d’hébergement à la journée ou à la semaine est illégale, et ce, pour toute période de moins de 32 jours.

Cette industrie clandestine est extrêmement nuisible à l’ensemble des commerçants spécialisés dans ce domaine et vient remettre en cause la survie d’un grand nombre de ces commerces de par la compétition déloyale engendrée par ce type de service.

Toute industrie clandestine n’est profitable qu’à ceux qui en font un commerce. De par les taxes d’hébergement perçues, les régions du Québec bénéficient d’un fonds servant à mettre en valeur l’offre touristique régionale. L’hébergement clandestin ne tient pas compte de ce facteur important.

Nous devons agir sans attendre, en concertation avec les différents intervenants du milieu touristique, de nos villes, de nos municipalités et de nos MRC afin de protéger nos entreprises contre ce fléau et poser des actions qui nous aideront à conserver nos acquis dans cette industrie fragilisée.

Version PDF


Grands dossiers