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Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le mercredi 23 février 2011

Lettre ouverte de Mme Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec


Fronde contre les propositions de François Legault :

la consécration du statu quo

François Legault a lancé un débat sur l’excellence en éducation. On peut certes critiquer la voie politique qu’il souhaite emprunter ou la pertinence de fonder un nouveau parti. Mais on ne devrait pas balayer du revers de la main les propositions qu’il formule à l’égard de l’éducation, surtout lorsqu’elles répondent aux besoins de notre société.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ne prend pas position sur la démarche politique initiée par M. Legault. Mais, elle considère que certains enjeux majeurs de l’éducation méritent un débat éclairé. La Fédération s’implique depuis plusieurs années en faveur d’un allègement des structures administratives et d’une meilleure adéquation entre la formation et les besoins des entreprises. Dans ce dernier cas, le réseau des chambres participera à la tournée sur la formation professionnelle et technique du gouvernement du Québec et la FCCQ fera connaître ses recommandations lors du Forum national en juin prochain.

Il est désolant de constater le rejet des suggestions de M. Legault par plusieurs ténors du milieu de l’éducation : association de parents, commissions scolaires et évidemment, les syndicats. Mais paradoxalement pas par les institutions d’enseignement, les principales concernées. Tous ces intervenants semblent réfractaires à modifier l’organisation actuelle des services éducatifs et de répondre adéquatement aux besoins des travailleurs de demain et de ceux d’aujourd’hui qui ont besoin de formation continue. Ces groupes s’accrochent au statu quo, comme si notre système d’éducation était parfait. Hélas, nous savons pertinemment que c’est loin d’être le cas.

Qu’a avancé M. Legault de si menaçant pour les organisations du monde de l’éducation pour justifier cette réaction d’assiégé ? Il propose de valoriser les enseignants en les payant davantage et en les évaluant périodiquement. Il préconise aussi une réduction de la taille de la bureaucratie administrative, notamment dans les commissions scolaires. Il souhaite que les professeurs et les écoles aient davantage de liberté d’action. L’opposition ne viendrait-elle pas du fait que toutes ces propositions sont incompatibles avec le nivellement des conditions d’enseignement et surtout, l’application uniforme des conditions de travail décrites dans des conventions collectives sclérosantes? Il est  déplorable que le système soit bloqué par toute une multitude d’organisations qui, au nom de nobles principes de la valorisation de l’éducation, protègent leurs intérêts personnels et corporatistes et bloquent toute tentative de réforme véritable.

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