Accueil | English | Nous contacter
Fédération des chambres de commerce du Québec
Nos sites :
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011
Salle de presse
Les lettres ouvertes

Montréal, le mercredi 5 août 2009

Lettre ouverte de Mme Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale
Fédération des chambres de commerce du Québec

 

Rapport du BAPE sur la mine d’or de Malartic
Le gouvernement du Québec doit maintenant agir rapidement

Début juillet, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a rendu public le rapport de ses consultations sur le projet minier aurifère de la Canadian Mining. Ce projet, rappelons-le, vise à mettre en valeur un gisement d’or situé à Malartic en Abitibi et d’en effectuer le traitement. Ce projet aura des effets structurants, notamment sur le développement de la filière aurifère québécoise et sur la revitalisation de la communauté de Malartic. La FCCQ et les chambres de commerce de Rouyn-Noranda et de Val d'or se sont prononcées en faveur du projet.

La décision est maintenant dans les mains de la ministre de l’Environnement et du Conseil des ministres. La FCCQ souhaite que ceux-ci rendent rapidement une décision, favorable il va de soi.

Ce projet nécessite un investissement d’un milliard $. Il serait le plus important chantier privé au Québec et créerait plus de 800 emplois durant la période de construction. Pendant la période d’exploitation qui débuterait en 2011, plus de 465 emplois seraient créés dont la rémunération serait bien au-dessus de la moyenne québécoise et ce, dans une région qui a été grandement affectée par la crise forestière et économique. Développer une exploitation de cette envergure n’est pas une mince affaire. Il serait trop bête de se priver d’une telle mine d’or.

Dans son rapport, le BAPE recommande au gouvernement d’autoriser le projet, en y ajoutant toutefois une série de conditions. Bien sûr, les grands projets créateurs d’emplois et de richesses doivent se réaliser dans une perspective de développement durable. Il est correct qu’une entreprise assume les risques inhérents à ses exploitations. Il est aussi normal que la communauté d’accueil bénéficie des retombées économiques de ces investissements et que ceux-ci se fassent en concertation avec la population et les autorités locales. On sait déjà que sur l’ensemble du cycle de vie du projet, la région de l’Abitibi-Témiscamingue accaparera 79 % des emplois directs et indirects générés.

On l’a dit, il est intéressant pour les compagnies minière d’investir au Québec, aussi bien à cause de la richesse de notre sol, de nos mesures fiscales et de la qualité de notre main-d’oeuvre. Loin de dilapider nos richesses comme l’affirme certains, de tels investissements permettent à tous les Québécois de profiter de la richesse ainsi créée. Mais pour que tous puissent en bénéficier, les autorités doivent sans délai autoriser le projet.

Version PDF


Grands dossiers