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Communiqué

Montréal, le jeudi 2 novembre 2017

Communiqué
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Une harmonisation excessive des régimes de retraite publique

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) est préoccupée par l’annonce du gouvernement du Québec d’harmoniser la bonification du Régime des rentes du Québec (RRQ) à celle annoncée par le fédéral pour le Régime de pension du Canada (RPC). Cette décision aura notamment comme répercussion de créer une première cotisation supplémentaire, qui sera à terme de 2%, et une deuxième cotisation supplémentaire de 8% à partir de 2024 pour les gens ayant des revenus d’emploi supérieurs au maximum des gains admissibles.

Rappelons qu’en juin 2016, lors des discussions entre les ministres des Finances sur l’avenir du RPC, le Québec avait pourtant annoncé une orientation différente en raison de sa situation démographique particulière et le fait que des mesures spécifiques, comme le Régime volontaire d’épargne retraite, aient été implantées pour améliorer la préparation à la retraite des travailleurs de la classe moyenne.

« Les défis démographiques auxquels nous aurons à faire face à court et moyen termes sont majeurs et le RRQ doit s’y préparer. Toutefois, compte tenu de l’écart déjà important entre le niveau des taxes sur la masse salariale entre le Québec et le reste du Canada, il faut tout mettre en œuvre pour ne pas les augmenter, ce qui nuirait ainsi à la compétitivité de nos entreprises» a souligné Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.
Alors qu’au Québec le nombre de cotisants au régime diminuera au même rythme que le nombre de travailleurs actifs, et ce pour au moins les 20 prochaines années, il nous semble actuellement imprudent de hausser de façon aussi importante les prestations découlant de notre régime public de retraite.

De nombreux fiscalistes et économistes ont démontré l’impact dissuasif des taxes sur la masse salariale à l’embauche et au travail, eux-mêmes créateurs de richesse collective. La FCCQ croit qu’il est impératif de prendre des mesures d’atténuation fiscale afin de réduire le fardeau financier supplémentaire engendré par l’annonce d’aujourd’hui. La FCCQ sera à l’œuvre afin que ces mesures se mettent en branle avant l’application de la hausse du RRQ prévue en 2019.

Considérant l’impact de la diminution du nombre de Québécois actifs sur le marché du travail en raison du vieillissement de la population, la FCCQ croit également que tout changement au RRQ devrait s’accompagner d’un relèvement de l’âge minimal d’admissibilité à la rente de retraite de 60 à 62 ans et l’âge normal de la retraite, de 65 à 67 ans, comme l’ont déjà fait plusieurs pays de l’OCDE. 

« Tout en s’assurant de maintenir un régime de retraite public sain, nous devons d’abord inciter davantage notre main-d’œuvre à demeurer plus longtemps active sur le marché du travail », a conclu Stéphane Forget.

Régimes complémentaires de retraite

Par ailleurs, la FCCQ salue les modifications apportées à la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, découlant d’un consensus intervenu au Comité consultatif travail main-d’œuvre (CCTM) entre les principales associations patronales, dont la FCCQ, et les principales associations syndicales du Québec. Ces changements viennent compléter l’importante réforme des régimes complémentaires de retraite à prestations déterminées découlant de l’adoption du projet de loi 57, le 26 novembre 2015.


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