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Communiqué

Montréal, le jeudi 25 janvier 2016

Communiqué
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Le FCCQ invite le gouvernement à surseoir
au projet 81

Devant la Commission de la santé et des services sociaux, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a invité le gouvernement du Québec à poursuivre son implication au sein de l’Alliance pancanadienne pharmaceutique pour la négociation d’ententes sur les prix avec les fabricants de médicaments plutôt que d’adopter les mesures prévues au projet de loi 81.

Bien que la FCCQ comprenne et appuie les efforts d’assainissement des finances publiques, notamment par une plus grande rigueur budgétaire, et qu'elle salue les efforts du gouvernement en matière de gestion des dépenses dans le réseau de la santé du Québec, elle juge que le gouvernement dispose actuellement de plusieurs autres mesures de contrôle des coûts, implantées depuis quelques années.

La FCCQ fait remarquer que ces mesures sont efficaces et qu’elles contribuent chaque jour à diminuer le prix des médicaments.  De plus, elle suggère au gouvernement d’accélérer l’inscription négociée des nouveaux médicaments, comme cela est possible dans le cadre de la Loi 28.

Le projet de loi 81, permettrait notamment le recours à une procédure d’appel d’offres pour l’approvisionnement en médicament, créant ainsi une situation de monopole temporaire à l’échelle de la province. La FCCQ, soutient que cette situation fragiliserait le potentiel compétitif du Québec en sciences de la vie, tout en allant à contre-courant des politiques en vigueur notamment en Europe, où la tendance est d’éviter les adjudications de contrats sur la base du simple «prix plus bas conforme», mais plutôt de celui de la maximisation de la valeur.

« Nous croyons que les impacts du projet de loi 81 pourraient créer l’absence de sources diversifiées d’approvisionnement, ce qui pourrait entraîner des ruptures de stock. De même, nous sommes préoccupés par la capacité des distributeurs à maintenir un niveau de service qui réponde aux défis de la chaîne d’approvisionnement particulièrement dans les régions plus éloignées,» a déclaré Stéphane Forget, vice-président Stratégie et affaires économiques de la FCCQ.

Les effets pourraient se faire sentir également chez les pharmaciens propriétaires qui subiraient un fardeau administratif et économique accru tout en étant limités dans leur capacité à offrir des services à valeur ajoutée leur permettant d’optimiser les traitements.

« Nous considérons que le gouvernement doit être prudent et qu’il doit éviter de déséquilibrer l’écosystème du secteur des sciences de la vie, une industrie qui emploie plus de 56 000 personnes.  Il serait paradoxal qu’une loi vienne affaiblir ce secteur économique alors que plusieurs efforts sont collectivement déployés pour le dynamiser, » a conclu, M. Forget.

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