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Communiqué

Montréal, le mardi 8 mars 2016

Communiqué
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Changements à la gouvernance des commissions scolaires : une occasion ratée de bénéficier de l’expertise du monde économique

Comparaissant devant la Commission de la culture et de l’éducation, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a accueilli tièdement le projet de loi 86, qui vient modifier l’organisation des commissions scolaires et considère qu’il s’agit d’une occasion ratée de bénéficier de l’expertise du monde économique et de favoriser l’engagement accru des entreprises dans la formation professionnelle et technique (FPT).

« L’ouverture proposée au monde économique dans le projet de loi 86 est nettement insuffisante.  On y voyait et on y espérait une occasion d’assurer une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail par la participation pleine et entière des employeurs à la gouvernance en formation professionnelle et technique. Malheureusement, c’est très décevant à ce chapitre », a déclaré la présidente-directrice générale de la FCCQ, Mme Françoise Bertrand.

Bien que la FCCQ salue la volonté d’abolir les élections scolaires dans leur forme actuelle et trouve louable que le projet de loi veuille accorder une meilleure place aux parents et aux communautés, elle fait remarquer qu’une seule place est réservée à un représentant au « profil économique ».  De plus, la FCCQ déplore que cette place ne soit plus garantie dans les conseils scolaires si plus de 15% de la population locale signifie un désir de voir les représentants de la communauté faire l’objet d’élections.

La FCCQ constate que les jeunes s'orientent en trop petit nombre et trop tardivement vers la FPT. Il s'agit là d'un problème économique de première importance pour la prospérité du Québec. Nous considérons que l'élargissement et la bonification de l'offre de stages en entreprise dans le cadre des programmes permettraient de valoriser efficacement la FPT et de consacrer les entreprises comme lieu d’apprentissage. Un tel engagement des employeurs québécois ne pourrait se faire sans une participation conséquente à la gouvernance de cette offre de formation.

Le rôle de l’entreprise : exprimer les besoins au niveau régional et faire partie des décisions

Pour la FCCQ, il est primordial que la composition des conseils scolaires donne voix aux entreprises en matière de FPT, puisqu’elles sont largement absentes des décisions présentement. L'occasion d'opérer un tel virage pourrait bien ne pas se représenter de sitôt et la FCCQ urge donc le ministre de tirer profit de la réforme en cours pour apporter les correctifs requis.

La FCCQ prône une vision globale de l'offre de FPT sur l'ensemble du territoire québécois et constate que sa gestion par deux réseaux distincts, au secondaire et au collégial, a des effets néfastes et crée notamment des dédoublements, et des obstacles inutiles au passage entre les niveaux. À cet égard, la FCCQ soutient que la direction des réseaux doit être unifiée sur une base régionale pour favoriser l’expression des besoins de FTP émanant du terrain.

De plus, la FCCQ estime qu’afin d'assurer une représentation efficace, un soutien adéquat devrait être offert aux représentants des entreprises siégeant sur ces instances, en tirant notamment profit du vaste réseau que constituent les chambres de commerce.

« Compte tenu des importants besoins en main-d’œuvre qui se pointent à l’horizon, nous considérons que les changements à venir à la gouvernance des commissions scolaires fournissent une occasion unique de mettre en œuvre une gouvernance unifiée de la FPT à l'échelle régionale en s'assurant la participation active des entreprises », conclut Mme Bertrand.

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