Accueil | English | Nous contacter
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016
Salle de presse
Communiqué

Montréal, le lundi 2 février 2015

Communiqué
À tous les médias
Pour diffusion immédiate



La FCCQ demande une diversification des sources d’immigration et une meilleure adéquation avec les besoins des employeurs

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) apportera aujourd’hui ses recommandations lors des consultations parlementaires sur la future politique québécoise en matière d'immigration, de diversité et d'inclusion. La FCCQ estime qu’il est urgent pour le gouvernement de revoir en profondeur ses critères de recrutement.

 « Le vieillissement de la main-d’œuvre n'est plus une perspective éloignée : nous y sommes »,  assène Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ. « De ce fait, les besoins de main-d’œuvre sont en croissance et le Québec se dirige vers le plein emploi. Pourtant, de nombreux nouveaux arrivants connaissent le chômage prolongé. Il est clair qu’il y a un problème d’arrimage entre les immigrants que nous recrutons, et les besoins réels du Québec en matière de main-d’œuvre. »
Selon la FCCQ, plusieurs éléments des précédentes politiques d’immigration doivent impérativement être remis en question, si l’on veut assurer une meilleure intégration des immigrants au marché du travail et combler les besoins de main-d’œuvre.

Une immigration économique trop scolarisée

En ce moment, l'immigration économique se constitue de près de 40 % d’immigrants ayant au moins 17 ans de scolarité. Au-delà du défi de la reconnaissance des acquis, les besoins de main-d’œuvre au Québec se situent davantage aux niveaux professionnel et technique, ainsi que des travailleurs peu qualifiés, dans certains secteurs d'activité où les conditions de travail sont difficiles.

« Il est inacceptable qu’entre 2006 et 2008, seulement 9 % des candidats à l’immigration sélectionnés par le Québec aient présenté un profil répondant aux exigences dans les domaines de formation privilégiés, déclare Mme Bertrand. Le Ministère nous dit avoir apporté des changements à sa politique depuis, mais est incapable de nous fournir des données plus récentes. Cela témoigne à nos yeux d’un manque de considération de la composante économique dans la sélection des immigrants. Pour la FCCQ, les critères de sélection doivent donc être revus, afin d’éviter des déceptions aux nouveaux arrivants et de mieux combler les besoins de main-d’œuvre du Québec. »

Manque de diversité de la provenance de l’immigration

Alors que les pays se font concurrence pour attirer chez eux les meilleurs talents,  et que de plus en plus de travailleurs se déclarent ouverts à la possibilité de travailler à l'étranger, l’immigration québécoise est paradoxalement de moins en moins diversifiée. Les cinq principaux pays d'origine, qui regroupaient 35,6 % des personnes immigrantes entre 2004 et 2008, en regroupaient 39,3 % entre 2009 et 2013. « Le Québec aurait tout avantage à élargir son bassin de recrutement à ce moment critique de son développement économique », exprime Mme Bertrand.

L’importance accordée au niveau de connaissance du français

La FCCQ rappelle que les effets positifs sur l’intégration de la hausse du niveau de connaissance du français exigée depuis 2013 n’ont toujours pas été documentés. Ce faisant, des immigrants ayant les compétences pour occuper les emplois en demande au Québec et qui n’ont pas nécessairement une connaissance aussi forte du français se voient éliminés. La FCCQ privilégie donc un retour aux critères d’avant 2013, et de plutôt octroyer des points bonis supplémentaires aux candidats obtenant des niveaux supérieurs.

Le gouvernement a un rôle à jouer

Face aux difficultés et coûts de recrutement des entreprises, en particulier les PME, le gouvernement peut jouer un rôle clé sur de nombreux plans, estime la FCCQ. Les lois actuelles d’immigrations doivent être revues  afin d’éliminer les entraves administratives et d’aligner le recrutement avec les besoins, et il doit y avoir arrimage entre les gouvernements du Québec et du Canada. Le gouvernement pourrait apporter une aide en matière de recrutement, ainsi qu'en facilitant les stages et formations d’appoint.

En outre, les régions font face à un défi lorsqu’il s’agit d’attirer et retenir les immigrants, particulièrement ceux de la catégorie Gens d’affaires, dont le taux de rétention a atteint un plancher historique de 17,5 % en 2012. Le gouvernement doit identifier et emprunter les pratiques des régions qui obtiennent de meilleurs résultats et renforcer l’arrimage avec les besoins économiques, afin de favoriser l’établissement des immigrants en région, et faire la promotion des services de réseautage à l’intérieur des  communautés d’accueil. La FCCQ considère de plus qu'une évaluation du rendement du programme visant les Gens d’affaires est nécessaire afin d'en améliorer le résultat.

La FCCQ rappelle que le premier facteur expliquant des résultats décevants en matière d'insertion professionnelle des immigrants demeure une création d’emploi insuffisante. La FCCQ croit qu’il n'en tient qu’au Québec de faire les bons choix, basés avant tout sur l'objectif de servir la croissance économique et la création de la richesse.

Heure et lieu du passage en commission de la FCCQ : 14 h 45, salle du Conseil législatif,  Assemblée nationale du Québec

Mémoire complet disponible en ligne ici..

Version PDF


  SUIVEZ-NOUS!