Accueil | English | Nous contacter
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016
Salle de presse
Communiqué

Montréal, le jeudi 3 novembre 2015

Communiqué
À tous les médias
Pour diffusion immédiate



Le secteur manufacturier, un moteur de croissance économique pour l’ensemble des régions du Québec

De passage à Saguenay, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) présente aujourd’hui une note économique sur l’état et les perspectives du secteur manufacturier au Québec. S’inscrivant dans la mission de la FCCQ d’appuyer le développement des entreprises de l’ensemble des secteurs économiques et des régions, cette note démontre le rôle important joué par le secteur manufacturier comme moteur de développement économique.

« À l’heure où nous élaborons un plan d’action pour le développement économique régional, il était important d’avoir un portrait de différents secteurs-clés de l’économie québécoise », déclare Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ. « Le secteur manufacturier revêt une importance particulière puisqu’il représente 14,1 % du PIB québécois et génère 67 milliards de dollars en retombées directes et indirectes, en plus de constituer 90 % des exportations québécoises », explique-t-elle.

La note économique, élaborée par E&B Data, avait pour objectif de comparer l’investissement manufacturier dans les différentes régions administratives et de cerner certains éléments de richesse générée en région.

Une contribution importante à la croissance

Alors que la FCCQ prenait récemment position en appui à la foresterie, dont la compétitivité a souffert, la note économique démontre que dans son ensemble, le secteur manufacturier au Québec demeure vigoureux et source de croissance économique. Les exportations de ce secteur ont en effet connu une croissance annuelle de 6,1 % entre 2010 et 2014 et les investissements ont crû annuellement de 14,2 % durant la même période, des taux bien supérieurs à la croissance moyenne du PIB qui s’élevait alors à 1,5% par an.

En termes absolus, les régions québécoises ont accueilli en moyenne des investissements de 700 millions de dollars sur l’ensemble de la période de 2010 à 2014.  La Montérégie et le Saguenay-Lac-St-Jean se distinguent avec des sommes totales de 2,5 milliards de dollars d’investissements et de 1,5 milliard de dollars, respectivement. Ces investissements sont parfois répartis entre de nombreux projets, comme en Montérégie, ou concentrés de façon plus importante dans des projets majeurs dans d’autres régions (aluminerie AP60 de Rio Tinto Alcan au Saguenay-Lac-St-Jean ou cimenterie de Port-Daniel-Gascons de Ciment McInnis en Gaspésie, par exemple).

Le secteur manufacturier contribue également à la hausse du niveau de vie de nombreux Québécois, offrant des salaires d’environ 20 % supérieurs à la rémunération moyenne. Les chiffres démontrent que les régions où l’industrie lourde est plus fortement implantée (Côte-Nord, Saguenay—Lac-St-Jean, Abitibi-Témiscamingue) tendent à verser des salaires supérieurs, comparativement aux régions plus généralement associées aux PME (ex. : Chaudière-Appalaches, Bas—St-Laurent, Gaspésie). Il ne semble toutefois pas y avoir d’effet à la hausse sur les salaires des autres industries dans la même région. L’écart moyen entre les salaires manufacturiers et non-manufacturiers est de 7000 $, le plus grand étant au Saguenay—Lac-St-Jean avec 14 000 $. 

Pour la mise en place d’une stratégie manufacturière et industrielle

Pour la FCCQ, ces données sont signe de la confiance actuelle des industries manufacturières dans le potentiel des différentes régions du Québec. Elle appelle donc le gouvernement à favoriser et soutenir cet élan en mettant en place une réelle stratégie manufacturière et industrielle.

« L’industrie manufacturière contribue de façon significative à la croissance de nos régions, à la fois via les dépenses locales auprès des employés et des fournisseurs régionaux, et par les dépenses de consommation induites. Un meilleur soutien à ce secteur, avec une vision mobilisatrice et plurisectorielle, ne pourrait donc qu’être bénéfique à l’ensemble du Québec.L’État doit agir comme partenaire et démontrer sa volonté d’offrir un environnement d’affaires compétitif en élaborant un « plan de match » manufacturier grâce aux outils déjà à sa disposition », conclut Françoise Bertrand.

Pour consulter la note économique détaillée, cliquez ici.

Version PDF


  SUIVEZ-NOUS!