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Communiqué

Montréal, le mercredi 21 octobre 2015

Communiqué
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Conjuguer réduction des GES et compétitivité des entreprises : des changements sont nécessaires, estime la FCCQ

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), de passage à la Commission des transports et de l’environnement, appuie les initiatives gouvernementales de réduction des gaz à effet de serre (GES), tout en rappelant qu’il faut le faire en s’assurant de préserver la compétitivité des entreprises d’ici.

« La FCCQ croit à l’importance de respecter les meilleures pratiques environnementales, dans une perspective de développement durable. Cependant, être vert sans une économie vigoureuse ne sera pas à l’avantage de l’ensemble de la collectivité. Il faut que le plan d’action gouvernemental ait le souci de conjuguer  réduction des GES et compétitivité des entreprises », explique la présidente-directrice générale de la FCCQ, Mme Françoise Bertrand.

Une réduction difficile

La FCCQ souligne que l’atteinte de la cible d’une réduction de 37,5 % des GES par rapport au niveau de 1990, proposée par le gouvernement, ne sera pas chose facile. En effet, le Québec présente déjà le meilleur bilan de GES par habitant au Canada, et les efforts des entreprises ainsi que la fermeture d’usines grandes émettrices sont déjà à l’origine de plus de la moitié des réductions de GES par rapport à 1990.

« Même s’il y aura des opportunités d’affaires liées à l’économie verte, l’analyse d’impact de la nouvelle cible indique que les effets sur l’économie québécoise seront globalement négatifs. Le Québec est l’un des rares joueurs sur le marché du carbone, et cela imposera à nos entreprises une pression que n’auront pas la majorité de leurs concurrents américains. Il faut en tenir compte dans les discussions sur les moyens d’atteindre les cibles de GES désirées, car maintenir et accroître la compétitivité de nos entreprises est primordial pour créer de la richesse au Québec », déclare Françoise Bertrand.

Des changements nécessaires

La FCCQ réclame en outre que le gouvernement se présente à la conférence de Paris avec un plan crédible et réaliste pour atteindre la cible de réduction des GES. En effet, il serait dangereux d’établir un objectif sans avoir préalablement identifié les moyens concrets pour l’atteindre, la collaboration de tous, de même que les moyens requis et les sommes qui devront être investies pour y parvenir pour chaque secteur d’activité économique, ainsi que les incidences probables de ces actions.

« Pour atteindre les objectifs ambitieux pour 2020 et 2030, des correctifs devront impérativement être apportés aux Plans d’action sur les changements climatiques (PACC). Moins de la moitié des réductions de GES équivalents du Québec depuis 1990 sont la conséquence des PACC, et seulement 14,8 % de la cible du PACC 2006-2012 était atteinte alors que 93 % des sommes prévues étaient dépensées. Quant au PACC 2013-2020, la plupart des nouveaux programmes ne sont toujours pas connus ou conçus après deux ans. Si la tendance se maintient, cela rend douteuse l’atteinte des résultats fixés », affirme Françoise Bertrand.

Les conditions gagnantes à remplir

Afin de permettre au Québec de tirer son épingle du jeu, la FCCQ estime que plusieurs conditions gagnantes devront être rencontrées, qui démontreront qu’il y a des avantages à agir tant sur le plan environnemental qu’économique.

  • Aller chercher d’autres partenaires pour participer au marché du carbone, en priorité les autres provinces canadiennes et d’autres États américains;
  • Être imputable, avec des évaluations systématiques et indépendantes des programmes et avec une reddition de comptes incluant des indicateurs de performance chiffrés;
  • Réallouer les sommes vers les programmes qui produisent le plus de réductions de GES au meilleur coût possible en $/tonne de GES évitée, dont en transport collectif;
  • Faciliter la desserte de gaz naturel;
  • Admettre qu’il sera plus difficile d’aller chercher des réductions d’émissions au Québec par rapport à d’autres juridictions;
  • Confier le centre de décision en matière de réduction des GES à l’instance la plus élevée au gouvernement du Québec, soit le Conseil exécutif;
  • Offrir davantage de protocoles de crédits compensatoires au Québec et ouvrir la porte à des projets dans d’autres provinces canadiennes;
  • Moderniser et faire respecter la réglementation sur l’efficacité énergétique et la réglementation environnementale dans les bâtiments, sur les appareils et en transport;
  • Ne pas négliger l’innovation et l’usage de technologies avancées plus vertes qui peuvent avoir un effet positif sur l’accroissement de la productivité et sur les occasions d’affaires à l’international;
  • Que le Québec joue pleinement son rôle de leader dans la sensibilisation de la population sur la question de l’importance des changements climatiques, en soulignant les efforts des uns qui sont malheureusement cachés dans le bilan global par les mauvaises performances des autres.

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