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Communiqué

Montréal, le mercredi 18 juin 2014

Communiqué
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La FCCQ réitère son appui au développement de la filière du gaz de schiste

De passage à l’audience publique du BAPE sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste au Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) réitère son appui au développement de cette filière, importante pour l’économie québécoise.
 
« Une des façons pour le gouvernement du Québec d’améliorer sa balance commerciale et de réduire son déficit pourrait se traduire par le développement du gaz de schiste. Au moment où nous avons besoin de toutes les initiatives pour soutenir la vitalité et le développement économique, nous ne pouvons faire fi de projets structurants responsables qui contribueront à la prospérité des générations futures », affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.
 
La Fédération recommande que le gouvernement soit proactif et permette la réalisation de quelques projets de démonstration ciblés. Cela lui permettra de déterminer le potentiel réel de développement de cette ressource et d’obtenir des données scientifiques qui permettront de valider ou d’invalider tous les calculs et les conclusions des études théoriques actuelles. En fait, le gouvernement doit détenir un portrait complet et fiable en mesure de documenter les aspects économiques, et non pas seulement environnementaux et sociaux, liés au développement de cette industrie.
 
« Depuis le mois d’août 2010, le gouvernement du Québec a multiplié les interventions visant à encadrer et à évaluer l’impact du développement de l’industrie des gaz de schiste au Québec, mais il n’est toujours pas capable de chiffrer correctement les retombées économiques de cette filière », rappelle Mme Bertrand. La Fédération recommande en fait au gouvernement de créer une agence indépendante d’analyse économique, afin de compléter l’étude coûts-avantages selon les règles de l’art, incluant toutes les données nécessaires pour y parvenir.
 
Par ailleurs, pour que ce type de projets soit mieux encadré, mieux évalué et mieux accepté, « le gouvernement doit accompagner les entreprises en mettant en place un cadre réglementaire transparent et stable, qui permette à la population locale d’être entendue et qui garantisse aux promoteurs la prévisibilité, condition nécessaire aux investissements », de poursuivre Mme Bertrand.
 
Enfin, il est impératif que le gouvernement se penche sur les meilleures pratiques qui ont eu lieu ailleurs. La FCCQ invite donc le gouvernement à examiner les redevances, la création d’emplois et les retombées économiques générées dans d’autres provinces et d’autres pays, afin qu’il puisse estimer la création de richesse dont il se prive en retardant l’examen complet de cette industrie. « Des exemples probants d’exploitation se font chez nos voisins des autres provinces canadiennes et des États-Unis, pourquoi devrions-nous nous priver de ce développement qui a déjà fait ses preuves ailleurs? » selon Mme Bertrand. Dans son mémoire, la Fédération cite les modèles d’exploitation du gaz naturel en Colombie-Britannique, en Alberta et aux États-Unis, ainsi que la récente ouverture de l’Union européenne pour l’exploration, notamment au Royaume-Uni, au Danemark, en Pologne et en Roumanie.
 
La Fédération comprend la volonté du gouvernement de mener une analyse environnementale en profondeur, mais s’inquiète des délais que la démarche va engendrer et de l’absence d’une étude économique. « Il faut tenir compte de l’ensemble des composantes liées au dossier, soit les aspects économique, environnemental et social. Seulement ainsi, cet exercice sera véritablement rigoureux et les résultats éclairants », conclut Mme Bertrand.

Pour consulter le mémoire de la FCCQ, veuillez cliquer ici.

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