Accueil | English | Nous contacter
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016
Salle de presse
Communiqué

Montréal, le vendredi 7 novembre 2014

Communiqué
À tous les médias
Pour diffusion immédiate



Future politique énergétique :

Pour un respect des échéances et la prévisibilité des processus

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) salue l’annonce du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, M. Pierre Arcand, sur le début des travaux de la nouvelle politique énergétique du Québec. La FCCQ a l’intention de contribuer activement à l’élaboration de cette stratégie, comme elle l’a fait par le passé. « Nous sommes heureux que cette nouvelle politique tienne compte des consultations et des analyses sur les hydrocarbures actuellement en cours et nous souhaitons qu’elle respecte l’échéance de l’automne 2015, pour en arriver avec la mise en place d’un éventail de stratégies claires et viables à moyen et long terme. Le Québec doit miser sur l’exploitation judicieuse de ses ressources naturelles afin d’assurer sa croissance économique », affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

Un débat proportionné et un cadre défini

La FCCQ souhaite que la démarche favorise l’obtention d’un sain équilibre entre les sphères économique, environnementale et sociale. « On est d’avis que le débat doit être davantage alimenté par un renforcement de l’analyse économique des projets, qui est souvent délaissée au profit d’autres considérants tout aussi importants, soit l’acceptabilité des collectivités et la viabilité environnementale », de poursuivre, Mme Bertrand.

En outre, il est impératif que le gouvernement mette en place un encadrement rigoureux pour les entreprises, les communautés et les groupes d’opposition, afin de garantir la conciliation des différents intérêts et de favoriser un dialogue ouvert et transparent. Il devra garantir aux promoteurs stabilité et prévisibilité d’investissement par la mise en place d’un modèle structuré d’exploration et d’exploitation des ressources énergétiques. Seulement la mise en place rapide d’un processus connu et valable pour tous les intervenants, que ce soit l’industrie, les groupes d’opposition, les communautés locales ou la machine étatique, pourra garantir la pérennité et le développement harmonieux de nos ressources, en respect avec les collectivités et l’environnement.

Miser sur nos atouts énergétiques

Le Québec peut tirer profit de l’exploitation d’un portefeuille énergétique pluriel, où l’hydroélectricité représenterait sans doute la figure de proue. Énergie indigène renouvelable et propre, l’hydroélectricité est, sans contredit, une force réelle pour le Québec et nous devons continuer de nous en servir pour favoriser la réalisation de grands projets et attirer de nouveaux investissements.

De plus, le Québec ne peut pas se passer de projets porteurs qui pourraient contribuer à rétablir sa balance commerciale, comme les projets d’exploration et d’exploitation pétrolière et gazière. La FCCQ rappelle que les besoins des Québécois en hydrocarbures demeurent très importants et il en sera ainsi pendant plusieurs décennies, et que cette dépendance nous coûte chaque année environ 14 milliards de dollars. L’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois ainsi que le développement des projets de pipeline permettraient de soulager notre déficit commercial et de stimuler notre économie.

Le développement des filières énergétiques vertes représente aussi une opportunité économique importante, et particulièrement à la veille de l’entrée en vigueur de la deuxième phase de la bourse du carbone. Pendant que le gouvernement demande aux entreprises et aux citoyens des efforts pour diminuer leur emprunte carbone, il est judicieux de favoriser en même temps les investissements dans nos ressources renouvelables.

Imputabilité, pragmatisme, réalisme et cohérence

Tel que mentionné aux dernières consultations sur la politique énergétique du Québec, en 2013, la FCCQ réitère l’importance que quatre principes doivent guider les orientations de la nouvelle stratégie, soit l’imputabilité, le pragmatisme, le réalisme ainsi que la cohérence. Des moyens de vérification efficaces doivent être mis en place afin d’évaluer si les orientations de la nouvelle stratégie énergétique auront apporté les résultats escomptés. Le gouvernement doit également faire preuve de réalisme et de pragmatisme quant à la vitesse des changements dans les modes de consommation d’énergie, et il doit assurer une cohérence entre la nouvelle stratégie énergétique et les mesures qui seront présentées dans son prochain budget.

« Nous allons collaborer avec le gouvernement pour que la nouvelle politique tienne compte de tous les atouts énergétiques du Québec et offre un cadre réglementaire à l’image du XXIe siècle, à l’aune du développement durable », de conclure, Mme Bertrand.

Version PDF


  SUIVEZ-NOUS!