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Communiqué

Montréal, le mercredi 29 janvier 2014

Communiqué
À tous les médias
Pour diffusion immédiate


Étude de HEC sur la productivité et la prospérité au Québec :

Combien d’études avant de prendre le virage ?
L’heure des choix est arrivée !

« C’est la cinquième année de suite que les chercheurs de HEC dressent un portrait troublant de la situation économique du Québec. Combien de nouvelles études menées par des équipes crédibles comme HEC va-t-il falloir pour qu’en tant que société, on prenne le taureau par les cornes? », déclare Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, qui fait appel à une véritable prise de conscience de l’ensemble de la collectivité.

Selon l’étude Productivité et prospérité au Québec, élaborée annuellement par HEC, l’économie du Québec accuse un retard important comparé aux autres provinces canadiennes et aux pays de l’OCDE. Les dépenses publiques pèsent beaucoup plus lourd sur le PIB du Québec que sur le reste du Canada : les dépenses provinciales par habitant coûtent ici en moyenne 8 501$ par habitant, soit 33% de plus qu’en Ontario et 21% de plus que celles du Canda.

Dans le contexte québécois, la population active est en pleine décroissance, comparé aux autres provinces où ils enregistrent plutôt une croissance stable, et les dépenses en services sociaux ne font que croître depuis quelques années en se répercutant sur la charge fiscale des Québécois.

L’étude met en lumière différents constats et offre plusieurs pistes de solutions. « Il est clair pour nous qu’avant de créer de la richesse, il faut la produire. Or, il va falloir que les entreprises concentrent leurs efforts pour augmenter leurs gains de productivité et que le gouvernement soit un véritable partenaire des entreprises en leur garantissant de l’aide sur ces gains. Dans ce contexte nord-américain extrêmement compétitif, il faut que chacun prenne sa place », de poursuivre, Mme Bertrand.

Si le Québec accuse un retard important sur le plan de la productivité, l’étude démontre également qu’à l’échelle internationale, il se distingue par un faible effort d’investissement dans le secteur privé. « Plus que jamais, il est impératif que le Québec trouve un moyen pour encourager ses entreprises à investir davantage dans de meilleurs équipements, car il en va de notre capacité à assurer une croissance économique stable » d’affirmer, Mme Bertrand. « Tout de même, la solution ne doit pas être l’alourdissement supplémentaire de la charge fiscale des citoyens et des entreprises, qui sont déjà parmi les plus lourdement imposés du Canada. »

L’étude démontre que non seulement le niveau de vie des Québécois est inférieur à celui de leurs homologues canadiens, mais il se classe en queue de peloton parmi les 20 pays de l’OCDE. De surcroit, le Québec se trouve au 17e rang pour la productivité au travail et la valeur des exportations a chuté d’environ un tiers de la valeur entre 2011 et 2012. « Le Québec vit au-dessus de ses moyens, ne génère collectivement pas assez de richesse et pour combler l’ensemble des besoins de la collectivité il est contraint de se tourner vers l’endettement », rappelle Mme Bertrand.

Si le Québec veut maintenir son niveau de dépenses publiques actuel, un recours plus grand à la tarification des services publics semble devenir incontournable. « Le gouvernement du Québec doit considérer réduire les charges fiscales sur les entreprises s’il veut freiner l’étouffement dont souffre notre développement économique. Ce bilan inquiétant donne l’alarme une fois de plus : nous n’avons plus les moyens de nos ambitions. Des choix courageux doivent être faits, et rapidement » de conclure, Mme Bertrand.

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