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Communiqué

Montréal, le mercredi 18 septembre 2013

Communiqué
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Consultation sur la nouvelle stratégie énergétique du Québec

Effectuer des choix réalistes et se servir de nos atouts énergétiques pour favoriser l’économie québécoise

Lors de son passage cet après-midi aux consultations sur la nouvelle stratégie énergétique du Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) formulera plusieurs recommandations pour sauvegarder et promouvoir les différents créneaux du secteur énergétique du Québec, qui est au cœur des priorités de l’organisation depuis plusieurs décennies.
Au centre de ses interventions demeure une préoccupation constante pour ce secteur qui subit, depuis plusieurs années, le syndrome du pas dans ma cour et des moratoires systématiquement réclamés par les opposants professionnels. « Le développement durable implique, par définition, qu’il y ait du développement. La protection de l’environnement est fondamentale mais elle ne peut se faire à coup de moratoires et d’immobilisme. Dans un tel contexte, nous ne pourrons créer suffisamment de richesse pour maintenir nos programmes sociaux et réinvestir dans nos universités » affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.
L’organisation a partagé le fruit de ses analyses et de ses nombreuses consultations avec ses membres au sujet de différents enjeux liés au secteur énergétique.

La nouvelle stratégie doit être imprégnée des principes d’imputabilité, de pragmatisme, de réalisme et de cohérence

La FCCQ est d’avis que quatre principes doivent guider les orientations de la nouvelle stratégie énergétique du Québec, soit l’imputabilité, le pragmatisme, le réalisme ainsi que la cohérence. Elle suggère notamment au gouvernement de mettre en place des moyens de vérification et de reddition de comptes efficaces afin de mesurer si les orientations retenues dans la nouvelle stratégie énergétique auront apporté les résultats escomptés. L’organisation invite également le gouvernement à demeurer réaliste quant à la vitesse des changements dans les modes de consommation d’énergie. Il est essentiel de poursuivre les efforts afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de développer des alternatives plus vertes, comme le transport électrique, mais il n’est pas réaliste de penser que nous pouvons changer nos modes de consommation du jour au lendemain. La Fédération demande également au gouvernement d’assurer une cohérence entre la nouvelle stratégie énergétique et les autres politiques gouvernementales à venir, dont la politique industrielle et d’autres portant sur les transports et les changements climatiques.

Hydroélectricité : s’assurer que le tarif industriel demeure compétitif

L’hydroélectricité est une force réelle pour le Québec et il faut continuer de s’en servir pour, entre autres, attirer des investissements ici. Si nous nous en servons judicieusement, les surplus n’ont pas à être vus négativement. En plus de poursuivre les études d’identification des meilleurs potentiels hydroélectriques au Québec, le gouvernement doit aussi adresser la question du tarif L. Pour plusieurs membres de la FCCQ, alors que le tarif L a longtemps constitué un atout significatif pour le Québec, il est aujourd’hui en perte de vitesse. Par exemple, alors qu’au Québec, il est à 4,7 ¢ du kWh pour la grande industrie, un tarif de 2 ¢ est offert dans d’autres juridictions concurrentes. Nous savons également que les clients industriels, commerciaux et institutionnels paient plus cher pour leur électricité que ce qu’il en coûte à la produire tandis que pour les clients résidentiels, c’est l’inverse. Il existe donc un interfinancement entre les différentes catégories d’utilisateurs qui est favorable aux clients résidentiels, amenant du même coup un gaspillage important de la ressource hydroélectrique.
Afin de favoriser la réalisation de grands projets déjà annoncés, mais mis en veille, et attirer de nouveaux investissements en sol québécois, la FCCQ recommande au gouvernement de diminuer l’interfinancement entre les catégories de consommateurs, en compensant les personnes à faible revenu. Elle lui suggère aussi de maintenir la protection du prix du bloc patrimonial pour la clientèle industrielle en cas de hausse de ce dernier et de réviser à la baisse le tarif L afin de s’assurer qu’il demeure pleinement compétitif. Ce tarif devra être inscrit dans une perspective à moyen et long termes afin de garantir la prévisibilité pour les investisseurs.

Diminuer notre dépendance au pétrole étranger

Les besoins des Québécois en hydrocarbures demeurent, à l’instar des autres provinces et États dans le monde, très importants et il en sera ainsi pour encore plusieurs décennies. Malgré une production pétrolière très forte dans l’Ouest du pays et un potentiel majeur de certains gisements québécois, le Québec importe la totalité du pétrole qu’il consomme. Chaque année, cette dépendance au pétrole étranger coûte entre 11 et 15 milliards de dollars et représente la première cause de notre déficit commercial. Pour soulager ce dernier et pour stimuler notre économie, la Fédération recommande au gouvernement de définir rapidement le cadre légal et réglementaire rendant possibles l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois et de se montrer favorable aux projets d’oléoducs qui permettraient d’acheminer du pétrole albertain au Québec.

Importance de la filière du gaz naturel

La future politique énergétique doit reconnaître formellement le rôle important du gaz naturel dans l’économie québécoise puisque cette forme d’énergie constitue une matière première pour certaines industries qui ne peut être remplacée par l’électricité. De plus, si le rapport du BAPE s’y montre favorable, la FCCQ recommande au gouvernement de mettre tous les efforts nécessaires afin que l’exploration du potentiel des gaz de schiste puisse commencer, et ce, selon un cadre rigoureux.
Dans le but d’assurer sa prospérité et de devenir un acteur important dans un ordre économique mondial en profonde mutation, le Québec doit miser sur l’exploitation judicieuse de ses ressources naturelles, qui représentent un de ses plus importants atouts. « Il est primordial que le gouvernement déploie tous ses efforts pour garantir un climat d’investissement stable et prévisible : c’est LA condition nécessaire pour assurer le développement des industries qui œuvrent dans les différents secteurs énergétiques », de conclure, Mme Bertrand.

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