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Communiqué

Montréal, le jeudi 20 septembre 2012

Communiqué
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Présentation du nouveau conseil des ministres

Quelques pistes intéressantes mais beaucoup de questions en suspens pour la FCCQ

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) sort de la présentation du nouveau conseil des ministres avec beaucoup de questions et quelques craintes. Bien que comprenant quelques pistes encourageantes, « le discours prononcé hier par la première ministre du Québec a soulevé une série de questions qui inquiètent les membres de la communauté d’affaires », selon Françoise Bertrand, présidente-directrice générale.

Premièrement, la FCCQ s’inquiète des effets de la décision de répartir dans plusieurs ministères les responsabilités qui étaient confiées jusqu’ici au ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. Aux yeux de la Fédération et de ses membres, la recherche, l’exportation et le commerce extérieur sont des atouts essentiels au développement économique. La FCCQ craint que cette nouvelle structure paralyse indument les ministères en ce qui a trait aux actions qui commandent des décisions immédiates et prive le gouvernement d’une vision stratégique globale et cohérente en cette matière. La FCCQ s’inquiète qu’en raison des modifications apportées à la configuration des ministères, l’appareil gouvernemental tourne au ralenti pour les semaines et mois à venir, et que cela entraîne des délais indus quant à la réalisation de certains projets.

En ce qui a trait à beaucoup d’autres mandats accordés hier aux nouveaux ministres, il tarde à la FCCQ et à ses membres d’en savoir davantage.

La FCCQ s’interroge sur les intentions du gouvernement quant aux modalités d’opération de la future Banque de développement du Québec. Elle souhaite vivement que cette nouvelle structure implique de près celles qui génèrent la richesse et nourrissent la croissance économique : les entreprises.

La FCCQ s’interroge aussi sur la volonté du gouvernement de changer le mandat de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui doit d’abord et avant tout gérer de façon prudente les fonds qui lui sont confiés et qui ne proviennent pas des finances publiques. À titre d’exemple, la FCCQ se demande d’où viendront ces 10 milliards de dollars annoncés par la Première ministre.

La FCCQ cherchera aussi à comprendre quelle place occupera le volet économique dans le développement des richesses naturelles, et à quoi ressembleront la nouvelle agence de transport et le plan de relance de l’industrie manufacturière.

« Il est clair qu’à l’époque dans laquelle nous vivons, l’environnement doit prendre une place centrale dans le développement de toute société. Cependant, il est aussi capital pour notre avenir économique de ne pas mettre en péril la productivité de nos entreprises, qui génèrent la richesse dont bénéficient tous les Québécois. Le développement durable est fondé avant tout sur trois piliers : le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement » rappelle Mme Bertrand. La FCCQ s’inquiète des intentions de l’équipe environnementale du gouvernement Marois, en particulier de l’impact que son action pourrait avoir sur les projets en cours, tels que les projets miniers, fossiles et gaziers, et donc, ultimement, sur l’économie globale du Québec. 

Hausse de la productivité : un défi économique de taille pour le Québec

La FCCQ salue la volonté exprimée hier par la Première ministre du Québec de mettre en œuvre une stratégie visant à augmenter de façon significative la productivité des entreprises québécoises.

Elle estime que pour faire face au déclin démographique annoncé et à un dollar canadien qui se transige à parité avec la devise américaine, il faut absolument réaliser d’importants gains de productivité afin d’atteindre un niveau acceptable de croissance économique.

« Hausser notre niveau de productivité est, sans contredit, un défi économique de taille pour le Québec d’ici 2020 », selon la PDG de la FCCQ qui, à ce sujet, offre toute sa collaboration à la nouvelle ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec.

Le Québec doit se fixer pour objectif d’atteindre un niveau de productivité au moins égal à celui du reste du Canada d’ici 2020. Pour atteindre cet objectif incontournable, la FCCQ propose de miser sur les principaux déterminants de productivité, soit : l’innovation, la formation de la main-d'œuvre et les investissements en machineries et équipements.

Il va sans dire que la FCCQ offre au gouvernement sa collaboration dans les domaines qui touchent directement le développement économique de l’ensemble des régions du Québec ou qui exercent une influence sur le développement économique, comme l’éducation, l’enseignement supérieur, l’emploi et l’immigration. En effet, par son réseau présent sur tout le territoire du Québec, les chambres de commerce locales peuvent participer activement à ses objectifs de décentralisation.

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