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Communiqué

Montréal, le mardi 25 septembre 2012

Communiqué
À tous les médias
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La Fédération des chambres de commerce du Québec :

Prenez garde à l’hostilité fiscale

L’effet cumulatif des hausses d’impôt annoncées récemment par le gouvernement du Québec, l’intention d’agir de manière rétroactive et le ton belliqueux de certains ministres s’apparenteraient à un acte d’hostilité à l’encontre d’une catégorie de contribuables si des changements n’y sont pas apportés rapidement. C’est ce qu’a déclaré Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) en réaction aux décisions de frapper les contribuables gagnant plus de 130 000 $.

« Notre régime fiscal est certainement perfectible », convient Mme Bertrand, « mais on ne le corrige pas par des gestes dogmatiques en laissant croire que les riches sont des parvenus qui bénéficient d’une fiscalité inéquitable. Notre régime fiscal est le plus progressiste de l’Amérique du Nord et l’un des plus équitables au monde. » Mme Bertrand a rappelé qu’il n’y a au Québec que 94 000 personnes, soit 1,5 % des contribuables qui gagnent 150 000 $ et plus par année, et déjà ils assument 21,2 % de l’impôt payé au Québec.

Qui sont-ils ces "riches contribuables "? Selon la porte-parole de la FCCQ, pour une nette majorité d’entre eux, ce sont les personnes de talent qui contribuent à servir le Québec et le faire rayonner dans le monde. Il s’agit, par exemple, de médecins, d’ingénieurs de renom, de chercheurs de réputation internationale, de grands chefs d’orchestre, de gestionnaires aguerris ou de "petits génies" des technologies de l’information. 

Certaines grandes entreprises et institutions publiques ont fait des pieds et des mains pour faire venir ces travailleurs stratégiques au Québec ou pour convaincre les Québécois spécialistes de faire carrière ici. Ces gens-là sont convoités par beaucoup de pays. Certes, ils ne quitteront pas le Québec demain matin, mais ils n’auront pas beaucoup d’arguments pour convaincre leurs collègues de venir faire carrière au Québec. Pourtant, nos entreprises et nos grandes institutions ont besoin de ces leaders.

Avec les annonces de la semaine dernière, bon nombre de ces leaders ont faire savoir à la FCCQ qu’ils ont l’impression d’être pris pour cible dans un exercice d’équilibre budgétaire que l’on n’atteint pas parce qu’on dépense trop, pas parce qu’on ne taxe pas suffisamment. « Il est illusoire de croire qu’on va trouver chez ces contribuables le manque à gagner résultant de l’abolition de la taxe santé, de l’annulation de la hausse des droits de scolarité et du gel des tarifs d’électricité » affirme Mme Bertrand.

Mme Bertrand a noté l’attitude un peu plus ouverte que semble afficher aujourd’hui le ministre des Finances et de l’Économie. La FCCQ lui offrira sa collaboration pour trouver des solutions alternatives à des décisions rétroactives touchant l’impôt sur le revenu, les gains en capital ainsi que les crédits sur les dividendes. La FCCQ reviendra sur ces sujets au cours des prochains jours.

Au nom des 60 000 entreprises et des 150 000 gens d’affaires que la Fédération représente, Mme Bertrand invite la première ministre à bien évaluer les impératifs de la compétitivité de l’économie québécoise avant d’apporter des changements de fond à notre régime fiscal.

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