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Communiqué

Montréal, le mardi 27 mars 2012

Communiqué
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Grève étudiante

Selon les groupes patronaux, des solutions existent

Devant la situation sans issue concernant les appréhensions des étudiants à l’égard de l’impact de la hausse des droits de scolarité, les principales associations patronales encouragent les parties concernées à entamer un nouveau dialogue sur la base de l’aide financière aux étudiants.  À cet égard, les associations patronales saluent l’initiative du  premier ministre  qui a réaffirmé sa volonté de préserver l’accès aux études universitaires aux jeunes de toutes conditions socio-économiques, tout en respectant la capacité de payer de l’ensemble des contribuables du Québec.

C’est ce que suggèrent conjointement mesdames Francoise Bertrand (FCCQ) et Martine Hébert (FCEI) et monsieur Yves-Thomas Dorval (CPQ) en réitérant l’importance que le gouvernement maintienne ses orientations quant aux frais de scolarité et d’investissements dans les universités  faisant en sorte que chacun fasse sa part dans ce réinvestissement, y compris les étudiants.

Ils encouragent donc le gouvernement à pousser son examen à court terme de certains paramètres du programme des prêts et bourses pour s’assurer qu’il respecte cet objectif d’accessibilité aux études supérieures. On pourrait notamment regarder de plus près la problématique de la contribution parentale pour les ménages à revenu moyen inférieur de même que les modalités de remboursement des prêts en fonction du revenu de travail après les études.

Cet examen pourrait être effectué avec la collaboration des recteurs d’universités et des représentants étudiants qui accepteraient d’en discuter avec les représentants du gouvernement.

Les représentants des associations patronales réfutent la prémisse de certains étudiants à l’effet que toute hausse des droits de scolarité se traduise par un déclin de la fréquentation universitaire. Ce n’est pas du tout ce que l’on observe dans les autres provinces canadiennes où les frais de scolarité sont nettement plus élevés qu’au Québec. Cependant, les appréhensions des étudiants quant à l’aide financière aux études doivent faire l’objet de discussions ouvertes et constructives. Les solutions existent et un  dialogue constructif pourrait être entamé sur cette base. La poursuite de cette grève ne peut que déboucher sur des impacts négatifs pour toute la société, à l’égard non seulement de nos étudiants, mais également, de plusieurs petites et moyennes entreprises pour lesquelles la main-d’œuvre étudiante est importante pendant la période estivale.

Les représentants patronaux font remarquer que si la hausse des droits de scolarité était abolie, il faudrait ou bien augmenter les impôts ou renoncer à financer adéquatement les universités.

Ce que les étudiants refusent de payer, soit leur juste part du coût de leurs études, ce sont donc les autres contribuables, notamment la classe moyenne et les entreprises qui devront l’assumer. Or, à ce titre, il n’est pas inutile de mentionner que les employeurs québécois paient déjà 33 % de plus de taxes sur la masse salariale que les employeurs ontarien pour financer différents programmes. « Il y a des limites à vouloir tout faire payer par les contribuables et les entreprises. Il est temps d’entamer un dialogue constructif et nous souhaitons que les pistes que nous proposons à l’égard des prêts et bourses permettront de le faire » ont soutenu, Mesdames Bertrand et Hébert ainsi que M. Dorval.

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