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Salle de presse
Communiqué

Montréal, le mercredi 24 août 2011

Communiqué
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La FCCQ en désaccord avec l’approche gouvernementale

La gestion du territoire une responsabilité provinciale et non municipale!

Appelée à prendre part aux consultations gouvernementales de la commission sur l’aménagement du territoire et à la commission parlementaire sur le projet de loi 14, la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Mme Françoise Bertrand, a tenu à exprimer son désaccord avec le gouvernement du Québec sur la manière dont il entend gérer le territoire.

« Force est de constater que depuis quelques années au Québec, la concrétisation de projets liés au développement des ressources naturelles est de plus en plus difficile, note Françoise Bertrand. Le gouvernement du Québec a redéfini au fil des ans ses modes d’intervention et de gestion des ressources naturelles à la pièce et non selon un cadre défini et intégré de celles-ci. Aujourd’hui, le gouvernement du Québec propose dans ses projets de loi une approche qui ne peut convenir à la FCCQ, car celle-ci fera fuir les investisseurs. »

La FCCQ demande au gouvernement de ne pas donner aux municipalités un pouvoir déterminant sur l'activité minière. Un tel engagement pourrait mener à l’annulation de projets de nouvelles mines et, ce faisant, nuirait au développement économique de toute la province.

« Il est important de consulter les populations locales dans le cadre d’un grand projet, mais avant de donner de nouveaux pouvoirs aux municipalités, il faut s’assurer que ces dernières pourront s’acquitter de leurs tâches, a rappelé Françoise Bertrand. Le gouvernement ne peut pas se retirer de tous les processus qui, on le sait, sont devenus très exigeants. Il doit absolument garder un contrôle, car c’est une de ses principales responsabilités afin de protéger l’intégrité du territoire et de maintenir le développement économique. »

En ce moment, nous le constatons, le cycle économique est très favorable aux ressources naturelles et le Québec a l’avantage d’avoir un sol très riche. L’état de nos finances publiques n’étant pas à son meilleur, il faut absolument créer de nouvelles richesses si nous voulons être en mesure de préserver tous les programmes sociaux que nous avons mis en place depuis la Révolution tranquille. Le développement de nouveaux projets miniers, respectueux de l’environnement, ne peut qu’être bénéfique pour la collectivité québécoise. L’année 2011 ayant été décrétée comme celle de l’entrepreneur par le gouvernement du Québec, il faut que ce dernier soit en mesure d’écouter les préoccupations des gens d’affaires du Québec.

La FCCQ tient à intervenir dans ce genre de débat afin de préserver les opportunités de développement économique et l’attrait que le Québec représente pour les investisseurs et les entrepreneurs comme elle l’avait fait lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 82 sur le patrimoine culturel.

Parmi les pistes de réflexion proposées par la FCCQ lors des consultations qui se tiennent cette semaine, notons celle de rééquilibrer le processus de consultation et le traitement administratif d’un projet, notamment en obligeant les entreprises à consulter préalablement les élus et la population locale et en les obligeant également à fournir au BAPE les données de leur projet nécessaire à la réalisation d’une étude coûts-bénéfices indépendante.

Lors de la même conférence de presse, la FCCQ a rappelé l’importance de prendre en considération la nature des groupes qui proposent des changements.

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