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Communiqué

Montréal, le jeudi 18 novembre 2010

Communiqué
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Édition 2010 des Indicateurs FCCQ

Malgré certaines embellies, croissance anémique des régions du Québec

Pour la quatrième année consécutive, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) publie son indicateur annuel. Il en ressort que bien que le Québec fasse meilleure figure que la plupart de ses partenaires nord-américains en cette sortie de récession et que les choses vont globalement mieux, dans une perspective de croissance à plus long terme, l'avenir s'annonce toujours difficile pour plusieurs régions.

« Même si nos indicateurs montrent de l’amélioration, comme le taux d’emploi, la disponibilité du capital de risque ou une légère amélioration de notre productivité, il ne faut pas baisser les bras et déclarer victoire trop rapidement. Des défis s’imposent encore au Québec pour rattraper notre retard en matière de productivité partout au Québec, » déclare Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

Cette quatrième édition des Indicateurs a été réalisée par le CIRANO, un centre interuniversitaire de recherche, de liaison et de transfert des savoirs en analyse des organisations, en collaboration avec la FCCQ.

Croissance anémique des régions
La croissance des régions du Québec a été anémique ou faiblement négative dans toutes les régions avec aux extrêmes, la plus élevée, l’Outaouais (+1,5 %) et le Saguenay Lac St-Jean (-2,4 %). Toutes les régions ont accusé une diminution de leur PIB par habitant en 2009 à l’exception de trois: La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (+0,9 %), le Nord-du-Québec (+0,3 %) et le Bas-St-Laurent (0 %). 

La croissance annuelle moyenne des investissements en machines et équipements au Québec était à peu près nulle de 2008 à 2009, ce qui n’est pas sans créer des inquiétudes au niveau de l’accroissement de la productivité et de la compétitivité du Québec. Toutefois quatre régions se sont démarquées au niveau de ces investissements en pourcentage du PIB en 2009, la Capitale-Nationale (11 % du PIB), le Nord-du-Québec (10 %), la Côte-Nord (10 %) et l’Abitibi-Témiscamingue (9 %).

La croissance annuelle moyenne du PIB était la plus forte au Nord-du-Québec (8,5 %), dans Lanaudière (5,9 %), Laval (5,4 %) et Laurentides (4,9 %) au cours de la période 2000 à 2009. L’exploitation des richesses naturelles dans le Nord et le développement des régions en périphérie de Montréal explique cette performance.   

Élément positif, les investissements en construction qui ont maintenu une croissance moyenne de 10 % de 2000 à 2009. Les championnes à cet égard étaient en 2009, le Nord-du-Québec, la Côte-Nord, la Gaspésie-Iles de la Madeleine et les Laurentides avec des investissements de 68 %, 30 %, 30 % et 23 % de leur PIB respectivement.

Entreprises, investissez!
À la lumière de ce que démontrent ses indicateurs et sur la base de sa vision économique, les chiffres montrent que bien que l’impact de la crise financière de 2008 semble se résorber, notre économie demeure vulnérable en raison de notre difficulté à transformer nos forces en avantages concurrentiels, de l’importance du secteur public et du faible niveau d’investissements en machineries et équipements.

« Notre cri du cœur est le même que l’année dernière lors de la publication de nos indicateurs : Entreprises, investissez, formez votre main-d’œuvre et devenez plus productifs. Il en va de la survie de votre entreprise et du développement des régions du Québec, » conclut la présidente-directrice générale.   

Les régions du Québec

Abitibi-Témiscamingue
Le PIB par habitant de la région était en 2009 inférieur à la moyenne du Québec de 4 % seulement alors qu'il l’était de 12 % en 2000. Après avoir augmenté d’une manière soutenue entre 2006 et 2008, le taux d’emploi a baissé en 2009; la région ayant perdu 2 800 emplois et l’écart avec la moyenne provinciale est passé de 1,9 % en 2008 à 3,4 % en 2009.

Bas-St-Laurent
La croissance annuelle moyenne du PIB par habitant de la région était de 3,1 % alors que celle du Québec était de 2,7 %. Le taux d’emploi, même s’il est en dessous de la moyenne québécoise, l’écart tend à se résorber surtout depuis l’année 2004 où le taux régional a crû plus vite que le provincial. Depuis cette année, il y a en moyenne 54,5 % des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi.

Capitale-Nationale
La création de richesse de la Capitale-Nationale est en grande partie attribuable au secteur des services avec une forte présence du secteur des finances et de l’administration provinciale. La richesse par habitant y est supérieure à celle de la province depuis 2000. Les performances de la région en matière d’emploi sont devenues supérieures à celles du Québec en 2002 et le sont restées depuis.

Centre-du-Québec
Le Centre-du-Québec est caractérisé par une forte part de sa production provenant du secteur des biens à savoir 45,71 % en 2008. La richesse par habitant a augmenté en moyenne annuellement de 2,5 % entre 2000 et 2009, comparativement à 3,4 % pour l’ensemble du Québec. Le taux d’emploi y est supérieur à celui de la province depuis 2003.

Chaudière-Appalaches
La région de Chaudière-Appalaches voit sa structure de production glisser peu à peu vers le secteur des services qui accaparera au moins 60 % de la production totale d’ici quelques années. Le PIB par habitant est inférieur à celui de la province de 11 % mais l’écart se rétrécit. Le taux d’emploi de la région est supérieur à celui du Québec.

Côte-Nord
La Côte-Nord, une économie fortement tournée vers la production de biens avec 62,9 % de la production totale, principalement à cause des grands chantiers et des mines. Le PIB par personne y est bien au-dessus de la moyenne provinciale. Le taux de croissance annuel moyen du PIB par habitant sur la période 2000-2009 s’est élevé à 3,5 %. En 2009 les investissements sont repartis à la hausse, avec une augmentation de plus de 56 % par rapport au niveau de 2008.

Estrie
En Estrie, le secteur des services est dominant avec 67 % de la production. L’écart du PIB/habitant avec la moyenne du Québec se creuse. Alors qu’il était de 10 % en 2000, il est passé à près de 19 % en 2009. Le taux d’emploi de l’Estrie ne suit pas la tendance de celui du Québec dans son ensemble. Le niveau des investissements en machines et équipement a diminué depuis 2000 en moyenne annuellement de 3,2 %. Heureusement, les investissements en construction ont fortement augmenté, soit en moyenne annuellement de 9,4 %.

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
L’économie de la région se tourne de plus en plus vers la production de services. Le développement des éoliennes ainsi que la place de l’industrie du tourisme expliquent en partie cette évolution de l’économie régionale. Le taux de croissance annuelle moyenne du PIB par habitant est légèrement inférieur à celui du Québec, avec 2,9 % comparativement à 2,7 %. Il en est de même pour le taux d’emploi. La croissance des investissements en machines et équipements de la région était la deuxième plus élevée de la province, dépassée seulement par le Nord-du-Québec.

Lanaudière
Plus des deux tiers de la production de la région de Lanaudière étaient attribuables au secteur des services en 2008. Marquée par une activité importante en construction, cette part est restée stable durant la dernière décennie. La population de Lanaudière en âge de travailler se voit offrir un nombre d’emplois supérieur à celui prévalant pour la population de la province.

Laurentides
Le secteur des services, dont celui des finances et services immobiliers, est dominant dans l’économie des Laurentides et sa part dans la production tend à augmenter au fil des années. La proximité de la région avec Montréal en plus de son attrait touristique sont deux facteurs contribuant à maintenir un haut niveau de production de services. Le taux d’emploi des Laurentides est volatile et aucune tendance ne sort dans l’évolution de ce ratio. Toutefois, l’année 2009 a connu une baisse, bien que légère, de son taux.

Laval
La région Lavalloise est tournée en grande partie vers la production de services. Le PIB par habitant y est typiquement plus faible que celui du Québec, ayant toutefois une croissance annuelle supérieure à celui du Québec. Le taux d’emploi est quant à lui supérieur à celui du Québec. À l’instar des autres régions, les investissements en construction dominent. Ils augmentent en moyenne de 13,3 % par année. L’évolution des investissements en machines et équipements suit la même tendance, mais à un taux moyen annuel de 6 %, un taux comparativement élevé.

Mauricie
La présence du secteur des services dans la production totale est relativement stable depuis 2000. La production par habitant est assez faible par rapport à celle prévalant au Québec.

Le taux d’emploi a oscillé entre 50 % et 55 % entre 2000 et 2009, ce qui est inférieur à la moyenne de la province. Alors que les investissements en construction ont évolué à un taux annuel moyen de 9,6 %, les investissements en machines et équipements ont diminué de 2000 à 2009 à un taux annuel moyen de 3 %.

Montérégie
L’industrie manufacturière est importante dans une région de plus en plus tournée vers la production à forte valeur ajoutée telles l’aéronautique, l’électronique et l’informatique. Le taux d’emploi est quant à lui supérieur à celui de la province dans son ensemble. À l’instar des autres régions, les investissements en construction influencent positivement l’activité économique de la Montérégie. Les investissements dans les machines et équipements ont perdu de la vitesse en 2009 avec une chute de 15 % en un an.

Montréal
Sa production est grandement orientée vers les services, représentant près de 77 % de celle-ci en 2008, incluant un taux d’activité important dans les services financiers, d’information, culturels et professionnels. Ces secteurs ont d’ailleurs augmenté leur importance durant la dernière décennie.

La supériorité de la production par habitant de Montréal s’amenuise avec le temps. Alors qu’elle était de 49 % supérieure en 2000, elle ne l’est plus que de 38 %, soit la deuxième plus élevée de l’économie québécoise. À l’opposé, le taux d’emploi de la métropole est inférieur à celui du Québec et ce, depuis le début de la période en 2000.

La croissance des investissements en construction, machines et équipements dans cette région est anémique depuis le début de la décennie. Sans surprise le taux de croissance annuel moyen du PIB est de 2,3 % soit 0,4 point plus faible que la croissance du PIB québécois.

Nord-du-Québec
La croissance de la richesse créée par habitant dans cette région est impressionnante avec un taux annuel moyen de 8,3 %. Ce qui accroît l’écart avec la richesse moyenne par habitant du Québec. En effet alors qu’il était de 27 % en 2000, il est maintenant de 104 % ce qui équivaut à un écart de 37 600 $.

Quant au taux d’emploi, celui-ci lui a toujours été inférieur à la moyenne québécoise en 2002. Cette région a perdu 6,1 points de pourcentage entre le pic de son taux d’emploi en 2002 et la fin de la période en 2009. C’est sans surprise que l’on constate que les investissements en construction, machines et équipements ont connu les taux de croissance annuelle moyens les plus élevés du Québec avec un léger recul en 2009.

Outaouais
La forte présence de services publics, notamment fédéraux, entraîne une structure de production extrêmement tournée vers le secteur des services.
La croissance annuelle moyenne du PIB est de 4,7 %, reposant sur une croissance annuelle moyenne de sa population active plus élevée que celle du PIB.

De 2000-2008, le taux d’emploi de la région a connu une croissance et a pu demeurer sans interruption au-dessus de la moyenne provinciale. L’année 2009 a vu son taux d’emploi passer à 64,6 %, soit une baisse de 3 points par rapport à son niveau précédent. L’année 2009, comme partout ailleurs a marqué une diminution importante dans les investissements, 27 % en construction et 50 % en machines et équipements. Mais les récents projets fédéraux de revitalisation urbaine devraient signifier un retour de la hausse des investissements.

Saguenay-Lac-St-Jean
L’agriculture, la transformation de matières premières et la foresterie sont les grandes industries de la région. Le taux d’emploi, inférieur à celui de la moyenne du Québec, a diminué de manière consécutive en 2008 et 2009 avec des taux de décroissance respectivement de 2,9 % et 2,2 %.      

La crise économique a eu pour effet d’accélérer la diminution des investissements en machines et équipements dont la décroissance annuelle moyenne est passée de 2,4 % de 2000 à 2007 à 9,5 % de 2007 à 2009.

Rapport complet indicateurs

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