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Communiqué

Montréal, le jeudi 18 novembre 2010

Communiqué
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Édition 2010 de L’Indicateur FCCQ

Nous sommes sur la bonne voie, mais ne baissons pas les bras !

Pour la quatrième année consécutive, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) publie son indicateur annuel. Il en ressort que bien que le Québec fasse meilleure figure que la plupart de ses partenaires nord-américains en cette sortie de récession et que les choses vont globalement mieux, l'avenir s'annonce toujours difficile et il faudra relever de nombreux défis, dans une perspective de croissance à plus long terme.

« Même si nos indicateurs montrent de l’amélioration, comme le taux d’emploi, la disponibilité du capital de risque ou une légère amélioration de notre productivité, il ne faut pas baisser les bras et déclarer victoire trop rapidement. Des défis s’imposent encore au Québec pour rattraper notre retard en matière de productivité et de gestion de la dette publique, » déclare Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

Cette quatrième édition des Indicateurs a été réalisée par le CIRANO, un centre interuniversitaire de recherche, de liaison et de transfert des savoirs en analyse des organisations, en collaboration avec la FCCQ.

La productivité de notre économie en retard par rapport à celle de  nos partenaires
L’amélioration de la productivité par heure travaillée en $ constants est certes encourageante, mais pas encore suffisante pour rattraper le niveau de productivité du reste du Canada, supérieur de 10 %. Le Québec a de la difficulté à transformer ses forces en avantages compétitifs. La part du PIB investie en machineries et en capital diminue et le stock de capital stagne. 

« Cette situation est désolante si l’on considère que la proportion de notre richesse allouée à la R et D et nos taux d’études supérieures sont plus élevés que dans le reste du Canada. En plus, la proportion des emplois occupés par des travailleurs scolarisés (études post secondaires et universitaires) augmente régulièrement. Nous devons réorienter nos efforts vers l’innovation et les investissements en machinerie, technologie et capital, » ajoute Françoise Bertrand.

Les gens âgés travaillent plus, les jeunes moins
On observe en 2009 une augmentation du taux d’emploi de tous les groupes d’âges de plus de 35 ans, celle-ci est particulièrement marquée chez les 50 ans et plus. Les gens plus âgés travaillent plus. Toutefois, cette tendance est stable au niveau des plus jeunes et négative pour les 25 ans et moins. Même si l’écart du taux d’emploi inférieur au Québec par rapport au reste du Canada diminue régulièrement depuis 2006, il demeure beaucoup plus marqué chez les hommes que chez les femmes.

Une balance commerciale de plus en plus déficitaire
Nos exportations vers les États-Unis continuent de diminuer. Elles représentaient plus de 85 % en 2002, elles ne représentent plus que 69 % du total des exportations en 2009. On pourrait croire à une diversification de nos marchés, ce qui est en partie vrai. Toutefois, une part importante de cette diminution est attribuable à une réduction des exportations aux États-Unis plutôt que par une forte augmentation des exportations vers d’autres destinations. Il en résulte une poursuite de l’accroissement du déficit commercial.  

Un gouvernement qui dépense de plus en plus et une dette qui s’alourdit
Au Québec, les dépenses publiques sont en constante augmentation depuis 2002, passant de 24,3 % du PIB au début de la période à 28,3 % en 2009. Les autres provinces canadiennes dépensent moins relativement à leur PIB.

La dette publique nette (42,8 % du PIB) tend à se stabiliser depuis les trois dernières années. Malgré cette stabilisation, le poids du service de la dette – qui s’était stabilisé entre 2004 et 2006, est reparti à la hausse en 2008 et surtout en 2009. La différence dans le poids de la dette apparut en 1999 entre le Québec et le reste du Canada n'a cessé de s'agrandir en défaveur des Québécois.

« Nous le répétons sans relâche : Au Québec la dépendance de notre économie envers le secteur public augmente et les dépenses des administrations publiques sont plus importantes que les recettes qu’elles génèrent. Cette situation est intenable et notre gouvernement doit agir vigoureusement afin de contrôler ses dépenses et diminuer la dette. À cet égard, l’annonce récente de la ministre Courchesne est une excellente nouvelle, » estime Françoise Bertrand.

Des régions qui stagnent
La croissance a été anémique ou faiblement négative dans toutes les régions avec aux extrêmes, la plus élevée, l’Outaouais (+1,5 %) et le Saguenay Lac St-Jean (-2,4 %). Toutes les régions ont accusé une diminution de leur PIB par habitant en 2009 à l’exception de trois: La Gaspésie-Île-de-la-Madeleine (+0,9 %), le Nord-du-Québec (+0,3 %) et le Bas-St-Laurent (0 %). 

Élément positif toutefois, les investissements en construction qui ont maintenu une croissance moyenne de 10 % de 2000 à 2009. Les championnes à cet égard étaient en 2009, le Nord-du-Québec, la Côte-Nord, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et les Laurentides avec des investissements de 68 %, 30 %, 30 % et 23 % de leur PIB respectivement.

Enfin, Montréal suscite des inquiétudes puisque le taux d’emploi a fortement chuté en 2009, les investissements en machineries et équipements ont régulièrement diminué depuis 2000 et la croissance du PIB de notre ‘moteur économique’ était plus faible en 2009 que la moyenne québécoise.  

Rigueur gouvernementale et investissements privés s’imposent!
À la lumière de ce que démontrent ces indicateurs, les chiffres montrent que bien que l’impact de la crise financière de 2008 semble se résorber, notre économie demeure vulnérable en raison de notre difficulté à transformer nos forces en avantages concurrentiels, de l’importance du secteur public et du faible niveau d’investissements en machineries et équipements.

« Certes, le gouvernement a fait ce qu’il fallait faire pour passer à travers la crise. Maintenant il faut qu’il ait la même détermination pour diminuer ses dépenses et se doter d’un plan de diminution de la dette publique. Nos attentes à cet égard sont non négociables. Il en va de notre développement collectif » conclut la présidente-directrice générale.   

« Notre cri du cœur est le même que l’année dernière lors de la publication de nos indicateurs : Entreprises, investissez, formez votre main-d’œuvre et devenez plus productives. Il en va de la survie de votre entreprise et du développement de l’économie du Québec, » conclut la présidente-directrice générale.

Rapport complet indicateurs

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