L’Indicateur sectoriel FCCQ – Édition 2009
« Moins éprouvé que la plupart des pays industrialisés, le Québec est bien positionné pour profiter de la relance »
Il s’agit là du principal constat qui se dégage de la deuxième édition de l’Indicateur sectoriel FCCQ, publié aujourd’hui par la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cette édition 2009 jette un regard sur la performance économique de l’année qui vient de se terminer et se fonde sur les données de 2008.
« Moins éprouvé que la plupart des pays industrialisés, le Québec est bien positionné pour profiter de la relance. Il n’en demeure pas moins qu’il traverse une récession et que la situation économique reste difficile. Toutefois, il ne faut pas oublier que le Québec y est entré mieux préparé grâce à son économie diversifiée, ses nombreux projets d’infrastructure, son marché de l’emploi serré et ses solides institutions financières », estime Françoise Bertrand, Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Ainsi, l’Indicateur sectoriel FCCQ dévoile que malgré une diminution dans son rythme de croissance, l’économie du Québec a relativement bien performé en 2008. Parmi les secteurs ayant connu de bons résultats, les secteurs de la construction et de la fabrication de matériel de transport se trouvent au premier rang. Ce dynamisme s’explique par les nombreux travaux publics d’infrastructure et la forte activité dans le domaine aérospatial.
Quant aux secteurs qui enregistrent des pertes, ils demeurent les mêmes que ceux qui affichaient un ralentissement au cours des dernières années, soit les secteurs de la foresterie et des pâtes et papiers, ainsi que des produits de consommation. L’affaissement du marché immobilier américain et la perte de confiance des consommateurs américains sont en partie responsables de cette tendance.
Somme toute, les ajustements provoqués par l’appréciation du dollar canadien et la concurrence des pays émergents ainsi que les efforts déployés dans le secteur manufacturier au cours des dernières années semblent finalement avoir été salutaires pour l’économie du Québec, qui affiche aujourd’hui une meilleure résilience.
« Pour profiter davantage de la relance, le Québec doit se préparer. Cela nécessite de la vision, de la planification, des décisions stratégiques et un rétablissement de la confiance de tous les acteurs économiques. En misant sur la détermination, l’ingéniosité et l’audace de nos gens d’affaires et en posant des gestes dès maintenant, le Québec sera aux premières loges lors de la reprise », conclut Mme Bertrand.
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