Accueil | English | Nous contacter
Archives: 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016
Salle de presse
Communiqué

Montréal, le vendredi 27 novembre 2009

Communiqué
À tous les médias
Pour diffusion immédiate

 

Rapport de l’ISQ sur la rémunération au Québec :
Le front commun utilise les chiffres qui font son affaire!

La Fédération des chambres de commerce du Québec estime que le front commun syndical utilise les chiffres de l’étude sur la rémunération de l’Institut statistique du Québec de manière biaisée, voire trompeuse, pour justifier ses demandes salariales.

En effet, en affirmant que le secteur public québécois gagne 8,7 % de moins que le secteur privé, le front commun ne prend pas en considération tous les avantages sociaux offerts aux fonctionnaires, avantages souvent trop onéreux pour être offerts par les entreprises à leurs employés.

Par exemple, le front commun syndical passe sous silence le fait que les employés du secteur public travaillent moins d’heures dans une semaine et ont plus de congés chômés payés. « Les congés, les régimes de retraite, les assurances collectives, la flexibilité du temps de travail, tout ça a une valeur incontestable. Il faut en tenir compte, » estime la présidente-directrice générale de la FCCQ, Mme Françoise Bertrand.

Des chiffres à prendre avec réserve
La FCCQ estime que le rapport de l’ISQ sur la rémunération des salariés ne donne pas un portrait global de la rémunération du secteur privé au Québec et, par conséquent, ne peut servir de document de référence pour la négociation.

En effet, le rapport ne tient compte que des conditions salariales des entreprises comptant plus de 200 employés, ce qui ne représente que la moitié des emplois du secteur privé. Or, les plus petites entreprises offrent généralement des conditions de travail moins généreuses que les plus grandes. Elles n’en n’ont pas les moyens.

« Si l’on prenait en considération la rémunération de tous les employés du secteur privé au Québec, incluant les avantages sociaux, je suis convaincue que l’écart en faveur de la fonction publique serait même supérieure au 3,6 % dont l’étude de l’ISQ fait état, » ajoute Mme Bertrand.

L’état des finances publiques
Pour la FCCQ, le gouvernement du Québec et les contribuables, même s’ils en avaient la volonté, n’ont pas les moyens d’accorder une telle hausse aux employés du secteur public.
« Il apparait également clair que dans l’état actuel des finances publiques, le Québec ne peut se permettre de mieux payer le secteur public que le privé. Des coupures dans les services aux citoyens et des hausses de tarifs sont à envisager. Dans ces conditions, demander de tels privilèges est inacceptable, » conclut Françoise Bertrand.

Version PDF


  SUIVEZ-NOUS!