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Communiqué

Montréal, le vendredi 11 décembre 2009

Communiqué
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Les Indicateurs 2009 de la FCCQ :
Alerte à l’économie du Québec

Notre faible productivité devient une tendance lourde de notre économie

Voilà le constat que la Fédération des chambres de commerce du Québec fait de l’économie du Québec au moment où elle publie ses Indicateurs économiques annuels.

Le document de la FCCQ constate qu’avant la récession, en 2008, l’économie du Québec n’était pas en bonne position pour compétitionner sur les marchés mondiaux. Voilà maintenant trois ans que la FCCQ analyse une série d’indicateurs pour évaluer le dynamise de l’économie québécoise. On constate que la faible productivité de notre économie devient une tendance lourde et cela inquiète.

La plupart des experts s’entendent, c’est en augmentant la productivité de nos entreprises, des gouvernements et des sociétés d’État que nous créons de la richesse. Dans l’état actuel des choses, tous doivent mettre la main à la roue pour redresser la situation. Sans gain de productivité, nous sommes condamnés à un inexorable déclin économique.

« Ce qu’il faut tirer de ce portrait pré-récession pris fin 2008, c’est qu’une fois les grandes turbulences terminées, le Québec ne sera pas en position de force pour relancer son économie de façon durable en 2009-10. À l’exception d’une progression intéressante dans le secteur de l’énergie, la productivité et la création de richesse ne sont pas au rendez-vous, » croit Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

Sept lumières rouges sur huit
Pour sept des huit axes analysés par la FCCQ, les résultats sont décevants. Ainsi, l’entrepreneuriat, la structure industrielle, la productivité, la main-d’œuvre, les finances publiques, l’innovation et les échanges commerciaux présentent des performances négatives. Seul le potentiel énergétique montre une certaine vigueur.

Il n’est pas trop tard, mais il faut bouger… et vite !
Le secteur privé et les gouvernements ne peuvent pas demeurer insensibles aux feux rouges que les indicateurs économiques font clignoter.

En période de rareté des ressources, il faut concentrer nos efforts sur les facteurs qui contribuent à hausser la productivité :

  • les investissements en machines et équipements
  • les investissements en recherche et développement et en transfert de technologie
  • la qualification de la main-d’oeuvre
  • les investissements en infrastructures technologiques

« S’il est un message dans cette alerte à l’économie du Québec que nous lançons, c’est bien celui de cesser d’éparpiller nos maigres ressources et de travailler tous ensemble - le secteur privé et les partenaires du secteur public - afin de gagner le combat de la productivité. Nous avons les moyens de cesser de reculer sur ce front et même de faire des bonds en avant. Il suffit d’avoir la volonté de le faire, » ajoute Françoise Bertrand.

Les signaux en provenance des régions du Québec
On ne se surprendra pas que la croissance ait été particulièrement anémique en 2008 dans les régions où l’activité manufacturière et forestière est importante. C’est le cas notamment du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches, de la Côte-Nord, de la Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le marché du travail des régions a plutôt bien résisté aux assauts de la crise financière. Seules les régions de la Côte-Nord, du Centre-du-Québec, de la Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et des Laurentides ont enregistré des pertes nettes d’emplois en 2008.

Dans ce palmarès de l’emploi en région, on remarquera la performance de la région de l’Outaouais dont le nombre d’emplois a augmenté de 11 900 en 2008, sous l’effet d’une croissance économique exceptionnelle de 6,9 % alors que la croissance de l’ensemble du Québec fut de 1,9 %.

L’économie de Montréal, qui représente 35 % de l’activité économique du Québec, manifeste encore en 2008 des signes d’anémie. La croissance du PIB de l’Île de Montréal fut de 1,8 %, soit une croissance légèrement inférieure à celle de l’ensemble du Québec qui s’est chiffrée à 1,9 %. Pour sa part, le taux de chômage s’est établi à 8,2 % dans la région de Montréal.

Version PDF
Les indicateurs FCCQ édition 2009


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