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Montréal, le mercredi 18 janvier 2011

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Retarder le retour à l’équilibre budgétaire :
une proposition irresponsable

Comme tout le monde, j’ai entendu l’Alliance sociale recommander de retarder le retour à l’équilibre budgétaire. Selon elle, sabrer les dépenses risque de nous replonger dans la crise. Cette affirmation est exagérée et leur recommandation est carrément irresponsable.

[Suivez-moi sur Twitter via @FCCQ]

Le Québec a traversé la crise. À preuve, j’apprenais de Statistique Canada la semaine dernière que le taux de chômage au Québec était à 7,6 % en décembre 2010, soit l’équivalent de la moyenne canadienne, et que 102 000 emplois y ont été créés au cours de la dernière année, la meilleure performance au chapitre de l’emploi depuis 2002. Le Québec doit plutôt diminuer ses investissements qui alourdissent la dette, qui est déjà fort imposante. De plus, les dépenses gouvernementales n’ont jamais été aussi élevées, enregistrant une hausse de 62 % entre 2000 et 2010 alors que le coût de la vie au Québec augmentait de 19,2 % et la population de 7,5 % au cours de la même période.

Mais ouvrons-nous les yeux!

Une dette élevée fragilise un peu plus le Québec chaque jour. En février 2010, un document du ministère des Finances portant sur la dette nous apprenait que le Québec se situe au 5e rang des nations les plus endettées parmi les économies industrialisées. Sa dette brute atteint 94,0 %  du produit intérieur brut (PIB). Cette statistique inquiétante classe le Québec notamment derrière l’Italie (114,4 %) et la Grèce (102,6 %) et devant le Portugal (75,2 %) ainsi que l’Irlande (48,5 %). Je tiens à vous rappeler que la Grèce et l’Irlande ont fait l’objet cette année d’un plan de sauvetage de l’Union européenne et que l’Italie et le Portugal n’en sont pas loin. Devant ces chiffres, je ne peux concevoir qu’on puisse même envisager qu’il n’y a pas de problème à continuer à alourdir la dette du Québec en retardant le retour au déficit zéro.

Soyons responsables!

Le gouvernement ne doit pas écouter les doléances de l’Alliance sociale. L’exemple d’Électrolux illustre bien l’importance de donner un milieu propice à l’investissement des entreprises au Québec. Si le gouvernement ne fait rien pour contrôler ses dépenses, il ne pourra se doter d’une marge de manœuvre pour le faire au cours des prochaines années. D’autres entreprises pourraient partir et des emplois seront perdus, dont certains syndiqués. Est-ce cela que souhaitent les syndicats pour leurs membres et le Québec? J’espère que non!


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