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Montréal, le vendredi 6 mai 2011

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L’hébergement clandestin assombrit l’avenir du tourisme au Québec

Qui dit saison estivale, dit vacances. Et à moins d’être adepte du camping ou de se déplacer en véhicule récréatif motorisé, il faut se dénicher un toit pour ne pas dormir à la belle étoile. Par souci d’économiser ou à la recherche du paysage bucolique idéal, certains vacanciers qui décident de découvrir la beauté de nos régions touristiques portent peu d’attention à la légalité des lieux qu’ils habiteront temporairement.

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Or, ils devraient pourtant être au courant des risques liés au fait d’encourager l’hébergement clandestin. Hélas, de plus en plus d’individus s’aventurent à offrir ce genre de service en hébergement de toutes sortes, sans au préalable avoir obtenu les permis nécessaires. Rappelons qu’à moins d’une exception, toute location d’un immeuble, d’un chalet, d’une chambre, d’un studio ou de toute autre forme d’hébergement à la journée ou à la semaine est illégale pour les séjours de moins de 32 jours.

Savez-vous vraiment où vous mettez les pieds?

Trop souvent, ces services clandestins ne sont assujettis à aucun contrôle de la qualité incluant la propreté, la salubrité et la sécurité, exigé par le ministère du Tourisme du Québec. En revanche, les endroits reconnus doivent respecter ces contrôles et vous pouvez les reconnaître aisément par leurs panonceaux du Ministère, bien à la vue du public, indiquant le type d’hébergement offert. Bien entendu, il faut que le Ministère s’assure que les processus d’accréditations soient rapides, connus, simples et accessibles pour tout propriétaire qui souhaite se lancer en affaires de la sorte.

Par ailleurs, les vacanciers qui utilisent des services clandestins s’exposent en plus à de très sérieux problèmes en cas de réclamation d’assurance. En effet, ces hôtes illégaux ne possèdent généralement aucune assurance protégeant ceux qui séjournent en ces lieux.

Un nuage gris qui doit être dissipé

Cette industrie parallèle à celle de l’hébergement conforme représente une concurrence déloyale et est nuisible à l’ensemble du domaine touristique. Toute industrie clandestinen’est profitable qu’à ceux qui en font un commerce. Il faut savoir que les régions du Québec bénéficient d’un fonds servant à mettre en valeur l’offre touristique régionale, alimenté à même les taxes d’hébergement perçues. Sans ces sommes, qui vont aux associations touristiques régionales (ATR), c’est l’avenir même du tourisme au Québec qui est en jeu.

Ainsi, nous devons agir sans attendre, en concertation avec les différents intervenants du milieu touristique, de nos villes, de nos municipalités et de nos MRC afin de protéger nos entreprises contre ce fléau. Il faut ramener cette offre en service d’hébergement touristique dans la légalité tout en s’assurant que ces personnes et ces entreprises participent à l’effort du développement touristique.


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